28.12.2007
Flaschistes

De partout et venus de nulle part les flash crépitent
Dans la danse des consciences les objectifs s’invitent
Les balances ont grandi sous le signe de la méfiance
A présent, les voilà au centre de la tendance
Il suffit désormais d’un simple « clic »
Pour que la mauvaise réputation naisse du déclic
Les murs n’ont plus seulement des oreilles
Ils ont aussi des yeux vicieux qui veillent
Derrière chaque regard se cache un témoin anonyme
Peu courageux, le mobile devient arme du crime
Plus besoin de semelle de cuir pour que la liberté vacille
Il suffira du portable dernier cri pour briser une famille
Femme amoureuse se languissant devant son tendre amant
La caméra embrasse et immortalise ces délicieux moments
Le temps est passé, les baisers sont devenus rancœurs
Seul les films rappellent les anciennes heures de chaleurs
Fier l’homme satisfait d’antan se pare de l’habit de Satan
Du bout de la souris, il émet ses souvenirs d’amour brûlants
Lent processus pour délation spontanée d’âme brisée
Internet donnera la réputation à ces anciens baisés
Seuls les cachets parviendront à endormir l’humiliation
L’âme outragée s’en ira vers une toute autre destination
Alors que les images passées satisferont l’humaine perversité
Ses proches pleureront le souvenir d’une femme violée
Réunions de groupes au cours de la récré
Fini le temps des goûtés place à celui de la publicité
Prédateur en puissance face à l’œil artificiel
La proie plie sous les coups de poings et de flash cruels
Le malheureux ne sourit plus, il va gâcher la pellicule
Violents coups pour violent coup d’éclat qui fera des émules
Demain, sur son lit d’hôpital il sera proclamé star
La haine sera au cœur de la toile et au 20 heure le soir
Comme dans la chanson il sera en haut de l’affiche
Ses nouveaux tortionnaires se moquent bien qu’on les fiche
Si les cicatrices du visages se refermeront les heures passant
La rencontre de la haine et du bitume fera son temps
Douceurs d’une matinée du mois de juillet
Les rayons traversent la fente des volets
Caressent le visage d’un couple lové l’un contre l’autre
Agréable instant pour des tourtereaux comme tant d’autres
Les heures passent et les âmes se lèvent
Petite cigarette sur la terrasse pour poursuivre le rêve
Jusqu’à un bruit sourd et pourtant éloquent
La gâchette caressée immortalisa l’instant
De la passion confinée naît le brouhaha du jugement
Les une des presse à amour volés se vendent tant
Pas de chances pour ces âmes tendrement enflammées
Ils n’auraient pas du à être surnommées « célébrités »
Les pages de rêves de papier glacé passent et se tournent
Les sages sont moins censés, l’esprit passe et s’ajourne
La vidéosurveillance comme unique lien social
L’Autre est devenu le juge du bien et du mal
Jadis, les commérages se négociaient en ticket de ration
Aujourd’hui jalousies et envies assurent gratuité à la délation
Chacun doute et ne sourit plus que pour paraître innocent
Les sirènes sont silencieuses mais efficaces sont ses agents
Entre réflexions ou diffamations il faut choisir
Hélas, seule la dernière fait la gloire de la mire
La torture n’est plus nécessaire pour cadenasser la liberté
La meilleure des milices a le visage de la citoyenneté
Elbe
NB: La version originale est disponible ici. J'ai du faire quelques modifications pour des raisons pratiques et esthétiques afin que chaque vers tienne sur une ligne.
11:35 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : porno, sexe, nue, manaudou, érotique, flaschiste, cul
L'art du tag
Il y a encore quelques années quand nous entendions parler de Tag les images des murs couverts de graphismes, de bon ou mauvais goût, nous venaient immédiatement en tête. C'était l'époque où les peintres en bâtiment étaient des artistes et l'expression urbaine était sauvage et authentique. Aujourd'hui encore, entre deux promenades au cœur de la ville nous avons le plaisir de voir un Batman expédier une Barbie au fond des égouts et tant d'autres signes d'inventivité.
Toutefois ce n'est pas de ces tags dont je veux vous parler, hélas non. Des murs ternes de nos villes allons au sein des écrans lumineux qui renferment le net où les promotions pour le papier WC côtoient le My-space d'un fan de Bob Marley et les clichés volés de la dernière starlette de l'heure précédente.
Web, grand melting pot ou devrais-je dire Neting pot. Dans cet univers merveilleux et parfois pathétique le tag est la balise grâce à laquelle les surfeurs des mers en HTML se repèrent. Prenez un moteur de recherche parmi tant d'autre tapez "chien dent édenté" et vous trouverez tous les blogs à se faire dans la blogosphère qui auront mis en guise de tag "chien dent édenté". Paraîtrait-il que les tags "sexe" "porno" serait les tags à la mode, il n'y a pas à faire, n'en déplaise à ses détracteurs, Internet est le reflet de nos sociétés dorées où la morale est exhibée dans les discours pendant que les pulsions se satisfont dans le noir et à l'abris des inquisiteurs. C'est donc ça la relation de l'humain et du paraître.
Intrigué? Rassurez vous nous le sommes tous. Comment de simples lettres peuvent-elles diriger un monde, douce utopie ou bien terrible constat d'une société grégaire. Nous n'en savons que trop rien si ce n'est que "Les yeux interdits" sont allés voir et vérifiés la puissance de cette force métaphysique qui guide l'Homme moderne.
Alors, nous avons réfléchi comment tester le mystère et prouver que les vagues des surfeurs se repèrent au phare du Tag. Que faire? Ma foi c'est assez simple, nous sommes le 21 décembre 2007 et la sphère médiatique comme le bar d'en face ont rempli leurs vers de palabres par les fameuses photos osées de la sirène Manaudou, comme quoi on sort que rarement de l'analogie nautique. Pour les anciens yeux interdits on appelle ça un Buzz.
Une fois avoir trouver l'appât, il nous fallait trouver le costume de l'imposture. Processus assez simple, assez classique et donc peu identifiable. Premier article sur votre Blog serviteur où nous vous promettons, au nom de la liberté de la presse (bafouée), les clichés de la championne olympique en accédant vers un autre blog ouvert spécialement à cet effet. Les tags sous cette note sont "laure""manaudou""nue""sexe""porno""érotique".
Dans le second blog, toujours pas de photos juste une invitation pour cliquer sur un autre lien, prétendument hébergé à l'étranger pour accroître une crédibilité auprès de ceux qui ont une toute petite maîtrise du Web, et doté d’un nom beaucoup plus évocateur "manaudou-nue.overblog.com". Les tags sont les mêmes pour ne pas déconcerter ces âmes à la dérive.
Nous y voilà, le grand blog où le Graal promis était censé résidé. J'imagine le cliqueur passionné qui pense avoir dépassé les barrages interdits pour satisfaire sa curiosité et qui se retrouve face à un texte nommé « Flaschistes » et même pas un bout d'épaule de la nageuse.
Bilan de l'opération: les tags accrochent ses adeptes et les mènent où les premiers le désirent et où les seconds le redoutent: la déception. Comme tout système nous pouvons le détourner de sa fonction première.
En terme de statistique nous frôlons l'éloquence:
Les yeux interdits depuis le 22/12: 2088 visiteurs uniques pour 4068 pages vues (au lieu d'une dizaine de visiteurs et d’une cinquantaine de pages vues au quotidien)
photographieduneepoque.centerblog.net depuis le 22/12: 2 102 visiteurs uniques
manaudou-nue.overblog.com depuis le 22/12:2124 visiteurs uniques pour 5698 pages vues classé au rang 45 des blogs!
Nous étions face au raz de marée grégaire où les yeux du net recherchaient ceux que beaucoup décriaient dans les rues. Ils ne s'agissait pas de faire une leçon de morale mais simplement de montrer que chacun d'entre nous, pour des raisons qui nous appartiennent, sommes des présumés complices de ces « Flaschistes » ou autres manipulations.
Complices volontaires ou attirés par la force de l'image et l'envie d'être voyeur par le trou de la serrure virtuelle, le chapeau change mais l’habit reste. La rumeur est dans le sens de l'époque: pas d'offre pas de demandes.
Je voulais juste parler de ce phénomène où tout le monde observe tout le monde, où le portable est plus vite dégainée pour prendre une photo que pour appeler un proche ou les pompiers. Tout le monde juge tout le monde par voix du Net comme si les pères la pudeur étaient plus modernes que les philosophes détenteurs d'esprit non en berne.
Combien d’entre nous se lèvent contre la vidéosurveillance partout et se laisse séduire par ces clichés volés? La meilleure des polices désormais n'a ni treillis ni armes, mais juste un portable et une folle envie de rumeurs. La liberté peut être étouffée par ses propriétaires sans même qu'un président n’ait à décréter un Etat d'urgence. Il est toujours temps de ne plus être complice passif. En attendant profitons des bras des nôtres plutôt que des clichés des autres...
« Souriez vous êtes fliqués… »
Elbe
11:25 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, porno, manaudou, photo, nue, interdits, yeux
22.12.2007
Manaudou nue

Ce n'est pas mon habitude mais au nom de la liberté de la presse je vous donne les photos de Laure Manaudou nue...
Pour les voir cliquez sur le lien suivant:
http://photographieduneepoque.centerblog.net/
Pour ceux que ca choque, vous me connaissez alors ne me jugez pas je vous en prie
ELBE
16:30 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laure, manaudou, nue, photo, érotique, sexe, porno










