01.01.2008
Des bruits de rêves

Retranché dans le confort de ses draps
Drapé dans le fort de ses rêves
Sereine escapade loin d’ici-bas
Morphée le fait roi même sans fève
Quinze ans à peine et déjà la nuit comme refuge
D’un bambin que la vie blesse et insurge
Surgissement d’espoir dans une triste histoire
Toile d’envies enfantines sans trace de gloire
Abritée par des bribes de rêves
Maman ne pleure plus papa qui est parti
L’arbre généalogique retrouve de sa sève
Utopisme, unique et salvatrice philosophie
Les heures caressent la pendule nocturne
Souffle lent, éloigné des ardeurs diurnes
Doux espoir qu’un monde se fige
Avant d’entendre le poids de la réalité qui s’érige
Bruits de rêves dans un inaudible brouhaha
Sage et sans limite demeure l’évasion
Chaque soir l’enfant, lui, s’en va
Pendant que l’adulte fuit et feint l’attention
Autre monde, autre vision, autre univers
Cette fois le rêve n’a pas survécu à l’hiver
Versatiles sont devenus les souvenirs d’enfance
Les lits sont effacés par les rivières de souffrances
Défaillances du sourire des passants
Dépassé est le mythe des chimères d’enfants
Fantaisies de l’existence en permanence
Devenu manant sans même une nuance
Couverture faite de carton mouillé
Hiéroglyphes scarifiés sur l’avant bras
Brasero comme seule chaleur éveillée
Veillées à l’abri des rêves de Pacha
L’alcool comme compresse
Pressé d’oublier la détresse
Tristesse tressée par les années
Nébuleuse d’une contemporaine destinée
Nez à nez avec les promesses du passé
Saisie d’un opinel de fortune
Regard d’un sans-abri esquivant la lune
Entre côtes et cœur s’esquisse la fin d’un rêve brisé
Permanent bruits de rêves
Devenant souvent débris de rêve
Attaché au coin de l’imaginaire
Chimères ou réalité, l’âme ère
Amer constat d’un réveil soudain
Les cernes prouvent l’évasion sans fin
Les scènes s’ouvrent sur un monde sans demain
Domaine des rêves loin des délicats quotidiens
Chacune de nos âmes est faite de rêves
Chacun de nos drames en fait la trêve
Quand les chants de la nuit se taisent
Le champ de l’envie, lui, s’apaise.
Elbe
Gardez vos rêves…
18:10 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, débris, bruits, 2008, espoirs, sdf, garder










