26.11.2008
Assis sur ses quatre pieds

Vue sur le monde
Assis sur ses quatre pieds
L’Homme s’égare devenant pilier
Liée aux verres sa destinée s’épanche
Jours après jours, l’Histoire se penche
Aux crissements des bouteilles
Se succèdent les errements de ses pareils
Raillé pour l’addiction au comptoir
Il présentera l’addition à la grande Histoire
Il a mélangé le rouge et le blanc
Quand Rosa luttait pour un banc
Ria-a-t-il d’un pas sur la lune ?
Pria-t-il pour l’abbé sans rancune ?
Le mur est tombé bruyamment
Sur la nappe des cris d’un triste amant
La rose a éclos en pleine nuit
Au goût d’un bourbon d’ennui
Les rotatives tournent toute la soirée
Pour qu’au matin, la vie accompagne le rosé
Les lignes s’avalent alors comme des vers
La Bar comme gueuloir des faits divers
Chaque fois les mêmes gestes
Goulots, rires et pensées en zest
Moqué du fond au coin du quartier
Le fond de bouteille aide à oublier
Assis sur ses quatre pieds
Chroniqueur présent depuis le passé
Quand les glaçons fonderont leurs solitudes
Le tabouret laissera le monde à ses turpitudes
Elbe
17:44 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bar, tabouret, brèves, 2008










