26.11.2008

Assis sur ses quatre pieds

Vue sur le monde

 

Assis sur ses quatre pieds

L’Homme s’égare devenant pilier

Liée aux verres sa destinée s’épanche

Jours après jours, l’Histoire se penche

 

Aux crissements des bouteilles

Se succèdent les errements de ses pareils

Raillé pour l’addiction au comptoir

Il présentera l’addition à la grande Histoire

 

Il a mélangé le rouge et le blanc

Quand Rosa luttait pour un banc

Ria-a-t-il d’un pas sur la lune ?

Pria-t-il pour l’abbé sans rancune ?

 

Le mur est tombé bruyamment

Sur la nappe des cris d’un triste amant

La rose a éclos en pleine nuit

Au goût d’un bourbon d’ennui

 

Les rotatives tournent toute la soirée

Pour qu’au matin, la vie accompagne le rosé

Les lignes s’avalent alors comme des vers

La Bar comme gueuloir des faits divers

 

Chaque fois les mêmes gestes

Goulots, rires et pensées en zest

Moqué du fond au coin du quartier

Le fond de bouteille aide à oublier

 

Assis sur ses quatre pieds

Chroniqueur présent depuis le passé

Quand les glaçons fonderont leurs solitudes

Le tabouret laissera le monde à ses turpitudes

Elbe

 

12.10.2008

La lettre de Si friqué

L'investissement d'avenir

 

Depuis 2007, octobre signifie Guy Moquet. Cependant, face aux évènements, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre en avant  - exeptionnellement - la lettre de "Si friqué". Bouleversante, touchante, preuve de la souffrance que vivent les ouvriers de la bourse. Sortez les mouchoirs chéquiers.

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Mon petit épargnant
mon fébrile banquier,
mon Cac aimé,



Je ne vais plus investir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier mon petit épargnant, c'est d'être courageux. Je le suis peu et je veux que tu le sois autant que ceux qui ont trépassés pour moi.

Certes, t'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ton sacrifice me serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps de partager mes gains précédents. J'ai licencié mes frères de Mittal et Valorec. Quant à Renault je ne peux le faire hélas !

J'espère que toutes mes affaires vont fructifiées, elles pourront servir à mon banquier, qui je l'escompte sera fier de les brûler un jour.

A toi, petit banquier, si je t'ai fait, ainsi qu'à mon petit épargnant, bien des dépenses, je te sollicite une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie des bourses. Un dernier adieu à tous mes indices et à mon parachute que j'aime beaucoup. Qu'il s’ouvre bien pour être plus tard à la hausse.

4 ans et demi ! Ma vie au cac40 a été courte ! Je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais partir avec Paulson et autre G4.

Épargnant, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être généreux et de surmonter ta peine. Tu peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi épargnant, banquier, Cac, je vous embrasse de tout mon cœur d’argent .

Courage, c’est [mon] capital !

Votre Trader qui vous aime

Si friqué

 

La lettre moins profonde de Guy Moquet est ici pour les insensibles de la crise préfèrant la nostalgie...

Source de l'image: www.allopix.com

10.10.2008

Vive la crise!!!

Le krachoir du monde

C'est la sinistrose due à la cirrhose de l'ivresse financière. Les costards ont grises mines, le trader tarde sur les marchés en espérant l'embelli, les rotatives tournent en rond et ressassent la crise de telle manière que tout le monde fait oeuvre de nostalgie envers ce temps béni où tout était positif. Ces matins où la France se levait - tôt évidemment - se ruait sur les cotations de la bourse, rêvait CAC 40 bref comme tout le monde le sait ce temps où la finance faisait vibrer le bas peuple-qui-a-tout-a-gagné-avec-le-capitalisme est regretté.

D'éminents spécialistes en appellent à la positive attitude, la confiance et la croyance au marché bête domestiquée et parfois rebelle. Quel malheur! Vous souvenez-vous de ce temps de la positive attitude. Ces instants que vous avez traversé à la même époque? Non, c'est abstrait autant qu'un hedge Funds? Replongez vous dans la positive attitude...

Alors? Ouais, vous êtes d'accord  hein VIVE LA CRISE!

 

Elbe

 

Source de l'image: innovablog.com

 

11.09.2008

11 septembre: un complot nommé désir

Bigard à la manipulation

 

Aujourd'hui 11 septembre 2008, 7 années ont passé sur cet évènement que le monde occidental a rapidement considéré comme "le-virage-de-ce-nouveau-siècle". Depuis, Irakiens, Afghans et population du monde entier ont vu des bombes s'écraser, des ailes de Colombes semblables à celles de bombardiers et des identités très rapidement fichées. Bref sept années que le terrorisme a pris une empleur sans précédent dans la stratégie géopolitique mondiale. Evidemment, lorsqu'un tel phénomène existe rapidement des esprits s'activent pour diffuser la célébre - mais toujours efficace - théorie du complot. Jadis Le protocole de Sion a occupé les théoriciens en herbe à prouver que les juifs voulaient mettre à genoux le monde. Depuis, il a été démontré que ce texte n'était autre qu'un faux inspiré du Dialogue aux Enfer entre Machiavel et Montesquieu et non d'un document témoin de la conspiration sionniste. Des preuves qui n'ont pas pour autant empêchées les érudits comploteurs de maintenir leurs thèses. Toutefois, ceux-ci sont "has been". Les vrais, les nouveaux alchimistes de la réalité ont fait du 11 septembre leur terrain de jeu.

Partie du film canadien Loose Change, la rumeur du complot américano-américain autour de l'attentat du 11 septembre a traversé les pays, créé la polémique et permis au passage à quelques auteurs de se faire reconnaître comme ce fut le cas de Thierry Mesysand, et de son livre L'effroyable imposture, invité de l'émission de Thierry Ardisson à la sortie de son ouvrage.

Tout serait faux et mis en scène par l'administration américaine pour relancer un impérialisme faiblissant. Images à l'appui, Internet a pris le relais de la conspiration et fait de la toile l'espace d'expression des adhérents à la thèse conspirationniste qui s'estiment lésés et snobbés par la sphère médiatique pliée à la "pensée unique" et au "politiquement correct".

L'intérêt de la démocratie et bien de pouvoir garantir le débat et laisser les opinions s'exprimer, chose qui se fait et s'est faite régulièrement. Le cas le plus récent fut celui de Jean Marie Bigard, peu après Marion Cotillard, qui a assuré sur l'antenne d'Europe 1 le 10 septembre 2008 "On est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone, n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion (....) C'est un mensonge absolument énorme". Depuis, il a demandé pardon à ceux qu'il aurait pu choqué et a promis de ne plus jamais s'exprimer sur ce sujet. L'intérêt - s'il y en a un - de cette note n'est pas de savoir si le poids de la parole d'un humouriste populaire équivaut à celle d'un spécialiste ou bien s'il est indispensable de discuter autour de polémiques sans fin, non. Cette histoire permet de s'interroger sur ce qui rend les théories du complot si séduisantes pour les populations, pourquoi elles attirent? elles génèrent autant de passion? Comment, sous couvert de la théorie du complot, des personnes non qualifiées parviennent à se faire entendre? Bref, comprendre les rouages de théories aussi anciennes que troublantes.

A ces questions, le philosophe américain Noam Chomsky - mondialement connu sauf en France - plus alter-mondialiste que Bushiste tente de répondre. Selon lui, ces théories autour du 11 septembre ne sont pas cohérentes et serviraient même de magnifique diversion pour l'administration Bush qui a tout intérêt à voir les débats se cristalliser sur un éventuel complot plutôt que sur les catatsophes humanitaires et économiques qu'ont pu engendrer les conflits post 11 septembre. Voici quelques extraits de l'ouvrage de Noam Chomsky L'ivresse de la force Entretiens avec David Barsamian dans lequel il revient sur ces théories et surtout leurs mécanismes pour subsister. [Extraits empruntés à Bakchich.info]

 

"D’abord, je ne fais pas grand cas de ces théories, mais je suis assailli de lettres à leur sujet. Ce n’est pas seulement une énorme industrie, c’est une industrie assez fanatique. (…) C’est presque une sorte de fanatisme religieux.

Il faut quand même se poser des questions. D’abord sur les preuves matérielles. Il y a des coïncidences inexpliquées, des témoignages personnels, etc., mais cela ne pèse pas lourd. On en trouve dans n’importe quel événement mondial complexe. Au sujet des preuves matérielles, peut-on vraiment devenir un expert très qualifié en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet ? Si oui, il faut dissoudre les sections génie civil et mécanique du Massachusetts Institute of Technology. (…) Si vous croyez réellement à l’une ou l’autre de ces preuves, c’est simple : adressez-vous à des spécialistes capables de les évaluer. Peut-être avez-vous trouvé un physicien quelque part, mais, à ma connaissance, personne n’a voulu proposer quoi que ce soit à une revue professionnelle sérieuse, soumise à la discipline de l’"examen par les pairs". Même sans aller jusque-là, on peut consulter les départements universitaires de génie civil et mécanique. Peut-être les membres du "mouvement pour la vérité sur le 11 septembre" pensent-ils qu’ils sont tous dans le coup ? Si le complot est vaste à ce point, on peut aussi bien l’oublier. Les adeptes du mouvement disent qu’ils ont peur. Il n’y a pas de quoi avoir peur. C’est une des positions les plus sûres pour un opposant, tous ceux qui ont un peu d’expérience en la matière vous le diront. En fait, les autorités se montrent assez tolérantes à cet égard.

Ce qui nous amène à une seconde question. Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population ouvrière des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu -, c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces polémiques autour du 11 septembre. Du point de vue des gouvernants, c’est excellent. On donne même à ces militants du temps d’antenne (…), on met leurs livres bien en vue dans les librairies. Très tolérant, comme réaction. (…) Ce n’est pas le genre de réaction qu’on provoque quand on touche aux sujets sensibles.

(…) Et je ne crois pas que leurs preuves soient sérieuses. Ni même que ceux qui les exposent soient capables de les évaluer. Ce sont des questions techniques compliquées. On n’a pas l’air de le comprendre, mais ce n’est pas pour rien que les scientifiques font des expériences, qu’ils ne se contentent pas de filmer ce qu’ils voient par la fenêtre. Car ce qu’on voit par la fenêtre est la résultante de tant de variables qu’on ne sait pas ce qu’on a dans cet imbroglio si complexe. On peut y trouver toutes sortes de coïncidences inexpliquées, d’apparentes violations des lois de la nature. (…) Donc, découvrir qu’il s’est passé ceci, qu’il est arrivé cela, etc., ça ne veut rien dire.

L’argument "à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.

(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush l’a fait aussi. Donc, "à qui profite le crime ?" n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.

L’idée même n’est pas crédible. Pour qu’il y ait une once de vérité dans les théories sur le 11 septembre, il faudrait qu’il y ait eu un énorme complot, incluant les compagnies aériennes, les médias, la préparation des faux avions. Il aurait fallu mettre au courant quantité de gens dans l’administration. Ils ne s’en seraient jamais tirés. Même une dictature n’aurait pas pu. C’est une opération vraiment risquée. LA probabilité d’une fuite est très élevée : ça se serait su tout de suite. Et la moindre fuite aurait aligné tous les dirigeants devant le peloton d’exécution, et sonné le glas du Parti républicain à jamais. Et pour gagner quoi ? Un prétexte pour faire ce qu’ils auraient fait de toute manière, sous un autre prétexte qu’ils auraient pu trouver".

 

Au sujet du mécanisme qui entraîne l'adhésion et la diffusion des théories du complot, Chomsky estime que les:

"théories sur le 11 septembre (…) exercent le même attrait que le fondamentalisme religieux. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas ce qui se passe, qui ont vécu des moments très difficiles, n’ont confiance en personne, et qui n’ont aucun moyen de réagir. Alors ils se raccrochent à quelque chose. Et Internet a un effet pervers. Si c’est un outil merveilleusement efficace pour obtenir des informations, pour l’action politique, pour toutes sortes de choses, il a cependant un gros inconvénient : n’importe qui peut lancer une théorie sur un blog ; cela n’a pratiquement aucun poids, mais ensuite cinq personnes la lisent, et très vite elle entre en croissance exponentielle, jusqu’à devenir une énorme industrie qui s’auto-alimente. Des industries de ce type, il y en a à foison.

(…) Je reçois une avalanche d’e-mails. Et une grande part, plusieurs par jour, envoyés par des gens honnêtes et sincères, me demandent : "Dites-moi ce que je peux faire". Les auteurs de ces courriers appartiennent pour la plupart aux milieux aisés, privilégiés. Ils ne sont pas richissimes, mais assez aisés pour s’asseoir à une table un soir et écrire une lettre à quelqu’un. Dans les pays du tiers-monde les habitants ne vous demandent pas : "Dites-moi ce que je peux faire", ils vous disent ce qu’ils font. Mais, là où les populations sont infiniment plus libres, les gens posent toujours cette question : "Que puis-je faire ?" Et un jour ils se disent : Ah, voilà ce que je peux faire : devenir en une heure ingénieur qualifié en génie civil et prouver que c’est Bush qui a fait sauter les tours jumelles.

Je suis sûr qu’à Washington ils applaudissent des deux mains. (…)"

Noam Chomsky, souvent considéré comme un chantre des théories de la conspiration, vient ici donner un point de vue différent sur ces théories qui s'auto-alimentent détournant parfois les débats des vrais enjeux comme les conséquences directes de l'attentat. Il se pourrait que les rebelles et les maîtres entretiennent le même feu sans pour autant se voir... la fumée des convictions servant de murs.

Elbe

 

Pour découvrir Noam Chomsky, téléchargez les différentes émissions de "Là bas si j'y suis" animées  par Daniel Mermet à l'antenne de fFance Inter consacrées au philosophe américain sur le site Là bas.org.

Source de l'image: stache.files.wordpress.com

Remerciements: Bakchich.info et à J-mark pour sa vigilance sur les fautes de frappe

09.09.2008

La philosophie des cartes

Une carte à puce ?

 

Terrain de jeu pour terrain de vie
Tant d’enjeux pour tant d’envies
Vie sage malgré le vice des âges
Visage ancré vers les futurs rivages
Se présagent les chemins qui feront date
Pourtant, tout ceci n’est qu’un simple jeu de cartes

La vie se niche dans le zig, dans le zag
De toute géographie, elle se fiche et divague
Les chemins jouent à cache-cache sans mal
Les courbes se dessinent du national à l’international
Sur les routes de toute une existence, l’homme s’éclate
Espérant une traverse, sans cesse, il caresse la carte

Parfois les valises du vécu poussent à l’exil
Loin de tout, liens et amis sont flous et fébriles
Les distances tancent l’habituelle danse des proches
Malicieux, l’Homme serre sa carte au creux de sa poche
Postale ou téléphonique, les ondes et les encres rapprochent
De la plume ou du clavier, les susurres lointaines demeurent proches

Menu d’une vie régie entre équilibre et gourmandises
Dégustée sur le pouce ou dans le confort d’une place assise
Ni formule, ni menu établi ne peuvent se permettre d’exister
Le festin se commande à la carte en gouttes de diversité
Épicée, salée ou sucrée ; la vie est comme un règne de saveurs
Ici, la carte laisse libre le mangeur de combler ses futures heures

Ce n’est qu’un simple jeu de cartes sans règle claire
Où la destinée brasse et bluffe comme au Poker
L’Humanité, une masse aux rêves solitaires
Exister dans une nasse sans sève ni Joker
Errance d’âmes sans Ève ni donne d ‘avenir
Attendant ces as de cœur qui tardent à venir.

Ensemble d’heures éparpillé sur le tapis
Ensemble de cœurs distillé par l’envie
Recherche des coordonnées sur une carte sans Nord
Perche abandonnée, l’Homme s’éloigne du bord
Les cartes taisent l’avenir dans un présent sans éloquence
Futurs rois et reines toisent les désirs dans un sentiment d’impuissance

Elbe

Source de l'image: blog.ifrance.com

03.09.2008

Ces autres candidats qui rêvent de la Maison Blanche

La guerre des (50) étoiles

 

Ces jours-ci, et pour quelques mois encore, le duel John Mc Cain/ Barrack Obama occupe une place prépondérante dans le traitement des élections présidentielles américaines à venir. Une confrontation républicains / démocrates des plus classiques qui pourrait laisser croire à un bipartisme total pourtant inexistant dans les faits. S’il est vrai que le futur président se trouve parmi les deux principaux protagonistes, intéressons-nous à ceux qui occupent les petites lignes de nos journaux, les jours de grandes expositions médiatiques.

180px-Brian_Moore_Untouched.jpgThe socialist Party USA sera représenté en Novembre par Brian MOORE âgé de 65 ans. Homme de gauche, diplômé d’un master en administration publique de l’Université d’Etat d’Arizona, il rejoint en 1969 le Corps de paix (agence américaine indépendante visant à défendre la paix et l’amitié dans le monde) et participe à différentes campagnes de développement d’infrastructures au sein des quartiers pauvres de Bolivie, du Panama, du Pérou et de Tanzanie entre autre. A plusieurs reprises le candidat du parti socialiste Étasunien s’est prononcé en faveur d’une politique plus interventionniste de l’Etat en matière sociale au niveau des soins et du logement notamment. Au cœur de son programme s’articulent différentes revendications tels que l’abolition du « Patriot Act » perçu comme une atteinte à la vie privée, le retrait des effectifs militaires d’Irak et l’obligation d’un recours au référendum pour les prochaines interventions militaires à l’étranger, ainsi que la mise en application du protocole de Kyoto accompagnée d 'une véritable politique environnementale. Toujours au niveau de la politique internationale, Brian Moore désire voir la fin des ventes d’armes américaines à l’étranger et milite pour la suppression de la dette du tiers monde qu’il met en balance avec son souhait de voir les Etats Unis rembourser la sienne auprès de l’ONU. C’est donc un ensemble programmatique fortement marqué à gauche et soulignant le besoin d’interventionnisme que le Parti Socialiste américain entend défendre lors des élections de Novembre 2008.

barr.jpgThe Libertarian Party a choisi Bob BARR âgé de 60 ans pour porter la voix libertarienne. Parti peu connu, voire inconnu en France, The Libertarian Party est toutefois le parti « minoritaire » qui revendique le plus grand nombre de votes (200 000) et d’élus (600), ce qui le placerait au-dessus de tous les autres partis dits minoritaires réunis. La philosophie de cette formation est inspirée du courant libertarien qui prône une intervention minimum de l’Etat et une législation réduite à la proportion la plus restreinte possible. C’est ainsi que le candidat Barr se fait chantre du libre échange et de la défense des libertés individuelles. L’ensemble du programme libertarien repose sur cette quête de liberté et ce à tous les niveaux politiques. De cette façon, ce parti s’oppose à toutes réglementations autour des armes, revendique le droit au mariage homosexuel et aspire à la suppression de l’Etat providence créateur d’impôts et de taxes. Du point de vue économique, The Libertarian Party développe un projet prônant la déréglementation totale de la sphère financière en accord total avec les principes vus plus tôt. Actuellement les intentions de vote placent la formation en troisième position.


templin.jpgThe American Party défendra sa cause à travers Diane TEMPLIN âgée de 59 ans. Cette formation nationaliste et décrite comme populiste entend défendre l’Amérique traditionnelle. C’est donc fort logiquement que la sauvegarde du Second amendement (relatif au port d’arme) et de la lutte contre l’avortement figure au premier rang des revendications. Sur le site Internet de The American Party, la candidate présente son vote comme un acte en faveur des valeurs familiales, du départ des Etats-Unis des instances de l’ONU et du retour de la sécurité ou encore de la liberté qui présidaient dans son pays avant le 11 septembre 2001. Pour l’anecdote, Diane Templin a appelé au cours des primaires démocrates, l’électorat américain à oser voter pour une femme… mais qui ne soit pas Hillary.

 

mckinney.jpgLe Parti Vert américain a décidé de faire confiance à la jeune Cynthia Mc KINNEY âgée de seulement 53ans. Cette formation a la particularité d’être l’association non d’individus mais de l’ensemble des partis régionaux écologiques. C’est sans doute le parti politique le plus identifiable aux codes européens puisque défendant les mêmes idéaux que les partis verts français ou bien allemand. Selon ce courant, le développement d’une société écologique ne peut être obtenue autrement que par l’accroissement de la participation citoyenne qui s’obtiendrait par l’instauration d’un scrutin proportionnel et le développement de la décentralisation qui aurait pour objectif de rapprocher le politique du citoyen. En terme de politique Internationale Cynthia Mc Kinney réclame la division par deux du budget militaire et veut faire de la diplomatie américaine l’arme principale d’existence des USA aux yeux du monde.

baldwin.jpgThe Constitution Party se verra associé au visage du pasteur baptiste de 58 ans Chuck BALDWIN. Se revendiquant comme Parti Conservateur, cette formation est souvent cataloguée comme étant d’extrême droite. Les principales revendications ont à trait avec les aspects sociaux inévitablement rattachés au camp des conservateurs. Au même titre que l’American Party, Chuck Baldwin est un fervent défenseur des pro-life et, de ce fait, grand opposant à l’euthanasie ou encore l’avortement. Les constitutionalistes définissent, en outre, une identité nationale basée sur des valeurs chrétiennes qu’ils entendent préserver en appliquant une politique « d’immigration zéro » qui passerait notamment par l’instauration d’une clôture électrique à la frontière mexicaine. Parti Souverainiste, le Constitution Party souhaite voir l’ensemble des troupes militaires américaines se retirer des différents lieux de conflits au nom de la défense des souverainetés nationales à travers le monde. Toujours du point de vue de la politique internationale, les équipes de Chuck Baldwin exige le retrait des États-Unis de l’ensemble des organisations internationales telles que l’ONU, l’OMC ou le FMI. Enfin l’établissement d’une économie protectionniste et une baisse des impôts viennent clore le programme du parti constitutionnaliste.

nader.jpgRalph NADER est le candidat mineur le plus connu à travers le monde. Suite au choix de Cynthia Mc Kinney comme représentante du parti des verts, cet avocat de 74 ans a décidé de jouer la carte de l’indépendance. Connu pour son engagement auprès du consommateur, cet homme politique bénéficie d’une popularité certaine au sein des terres américaines. C’est sa quatrième candidature au poste de président de la république après celles de 1996, 2000 et 2004. Certains de ses détracteurs le rendent d’ailleurs responsable de la défaite d’Al Gore en 2000 qui serait due aux attaques de l’avocat bien plus incisives envers les démocrates que les républicains, pourtant plus éloignés de ses convictions. Il a pour credo la défense des plus démunis et des minorités au sein du pays et le retrait total des forces américaines d’Irak au niveau international. Une guerre qu’il juge engagée sur des « bases erronées » et responsable de la dégradation des infrastructures nationales. Enfin, Ralph Nader est un fervent militant de la cause écologique et met de ce fait en valeur les politiques agricoles biologiques. L’atypisme du candidat se démontre également sur son scepticisme face aux « thèses officielles » du 11 septembre qu’il n’a pas hésité à remettre publiquement en question à l’inverse de chacun des autres candidats à la présidence.

Six candidats qui, à moins d’une surprise sans précédent, devront se contenter d’observer les conférences de presses de la maison blanche devant leur poste de télé. Toutefois, il se pourrait de façon bien plus probable que certains d’entre eux jouent un rôle décisif dans l’opposition entre républicains et démocrates.

Elbe

source des images:

wikipedia.org

aipsdclarck

plusultrapics.blogspot.com

constitutionparty.com

blogs.seattleweekly.com

Article publié également sur agoravox.fr

05.07.2008

L'essence pas chère: mode d'emploi

Pistolet sur la rente

Non, les yeux ne deviennent pas une annexe de Julien Courbet, Zorro du PAF et nouveau pensionnaire du service public, pas d'inquiétude! Cette note est juste pour nos amis automobilistes - qui évidemment font attention de ne prendre leur voiture qu'en cas de nécessité et non par plaisir cela va de soi - afin de leur indiquer un site Internet répertoriant les tarifs de l'essence dans différentes villes de France. Ainsi, vous pourrez comparer et aller au plus profitable!

Amis pinces c'est par ici

 Elbe

PS: Les yeux vous informent que si vous vivez à Lyon et qu'une station essence est plus avantageuse dans le Vercors, il ne serait pas inutile de réfléchir au véritable gain économique d'une telle opération avant de faire le déplacement... 

 Source de l'image: payetonblog

04.07.2008

Des chiffres et des êtres

Echecs et maths



      Dominer n’est pas gagner, mais l’Homme est-il là pour gagner ? Toujours est-il que depuis ses premiers souffles terrestres il s’obstine et s’obsède à vouloir dominer son pareil, sans doute avec le discret espoir de ne plus être « un parmi eux » mais devenir « lui au-dessus de ceux ». La scission dominants / dominés a fait les pages de l’Histoire, elle a pris les peuples par la gorge ou par la main les a attirés vers les chemins révolutionnaires, poussé dans les sillons de la désillusion et ce souvent en même temps.


Dominer est une raison d’être pour l’humanité qui n’a cessé de trouver des astuces et des outils à l’art du mépris. Cachés sous les traits de la monarchie divine, légitimé par la bonté des guerres, noué avec ses chaînes au fond d’une cale, l’Homme a longtemps regardé en face son œuvre assumant le jeu du plus fort, les vœux des moins morts. Pendant des siècles, les yeux de l’âme humaine furent mouillés ou sublimés par l’ambition des uns et l’humiliation des autres. L’Homme assumait sa dualité crue comme inévitable, les puissants cultivaient la puissance, les oubliés culminaient dans les oubliettes.


Puis la lumière vint. Elle parlait d’émancipation, de liberté humaine ou encore d’égalité. L’Homme a voulu y croire, il bâtit des rêves, détruisit des haines, façonna une société où le pouvoir pourrait être au peuple honni et pourtant déjà aimé des grecs. Les sociétés modernes poussèrent les premiers cris, firent naître des esprits, de l’intérêt et de l’instruction sans pour autant éliminer l’aspiration à la domination de factions qui passèrent par delà les rêves, au-dessus des idéaux et qui s’adapta aux évolutions et à la voix populaire. Les idéaux et la réalité sont basés sur un équilibre précaire, le pragmatisme des dominants, lui, demeure le caméléon insaisissable de tout temps, s’adaptant aux formes pour faire jaillir, à l’insu de tous, son fond.


Époque moderne et démocratie rêvée ne pouvant laisser place aux chaînes de l’esclave, ni à l’invocation d’une légitimité divine, il fallait aux joueurs d’humanité un cheval de Troie de confiance pouvant séduire les marges comme la masse. La nouvelle donne est en effet d’être discret aux yeux du citoyen afin qu’il demeure convaincu d’être le maître, le décideur tout en arrosant d’essence la flamme ambitieuse du flegme dominant toujours rampant. L’outil est né de l’Histoire, a parcouru les époques, suinte la révolution et fut même récupéré par les penseurs de la fin du XIXème siècle. Il peut être rondouillard, raide, courbé, serpentant, il reste crédible droit dans ses côtes et source d’une légitimité autrement plus palpable que l’instrument des spiritueux et peu scrupuleux monarques de droits divins. Le troisième millénaire n’a d’yeux que pour le chiffre et ses calculs.


Pas une page d’un hebdomadaire, pas une rage sur cette terre oublie de porter la muse des temps actuels. L’arithmétique se fait une nouvelle naissance redécouvrant l’essence du positivisme sans pour autant éviter l’inflation insensée et sans raison. Le chiffre compte dans la société et la réciproque brille encore plus dans les débats de notre nouvelle ère. Tout se mesure, tout se dénombre et rien ne semble être en mesure de fuir les calculettes de notre planète. Du militant activiste au politicien arriviste aucun n’oserait se déplacer sans son cabas chiffré au risque de passé pour un cabot lettré. Les ponctuations verbales se font au rythme de « hausse », « fluctuation », « plus value » ou « opinion favorable » le tout se dégustant au prix de « déciles », « médian » ou « courbe exponentielle ».


Ce n’est pas LE chiffre qui fait le monde et les discours mais le monde et les discours qui font LES chiffres. Nombreuses sont les variances qui entourent le monde chiffré. D’abord nous avons les données formelles, factuelles, issu d’un constat et d’une mesure répondant à des critères scientifiques. Ainsi la violence devient un taux sur la personne, un pourcentage de vol, la politique du logement revient à évoquer la proportion d’habitants sans habitat, la situation du travail quant à elle se mesure au nombre de chômeurs disparus. Les données se succèdent et se battent pour obtenir le sceau de transcripteur du réel pour ressurgir au milieu de la soupe, au travers d’un communiqué ou d’un flash d’information – communication – pour agiter les spectres de la vérité sous les minois médusés de badauds sans chiffre ni boulier, convaincus jusqu’alors qu’ils vivaient dans un monde différent.


Heureusement pour que la solitude du doute s’efface aussi rapidement qu’est apparue la vérité, l’armada des calculs rapplique avec l’avis de l’Autre vivant sur la pallier d’à côté ou à quelques milliers de kilomètres. Monsieur Jean devient CSP et Madame Lopez se glisse dans les habits de la convoitée Ménagère de moins de 50 ans. Les méninges et les mains de la production statistique s’activent pour saisir la sensation, l’impression ou même l’ignorance de ces âmes errantes à travers le pays, pour pouvoir ensuite nourrir la gourmandise sondagière du petit écran. La qualité de l’avis s’est fait botter par la quantité de l’envie de mesurer, peu importe si la question sonne creux dans l’esprit du sondé l’essentiel étant que ses mots deviennent chiffres qui deviendront à leurs tours rois de l’information. Le monde de l’information parle un langage binaire présumant, à tort, que toutes ses oreilles sont polyglottes.


Le monde mange à la table du chiffre. Les nappes sont propres, les cartes explicites et les dorures de l’enceinte encouragent la confiance. Sur la porte séparant la salle des cuisines est inscrit, dans la plus soignée des calligraphies, « interdits aux visiteurs ». On entend quelques verres cassés, des ordres plus ou moins clairs mais l’image est absente. Comme tous les grands cuisiniers, les faiseurs de chiffres gardent les secrets de la composition et feignent la transparence. Nul ne doute que sur sa table de travail gisent nombre de cadavres et d’épices sacrifiés pour obtenir les résultats souhaité par celui qui les a commandés. Au restaurant du chiffre, celui qui commande n’est pas forcément celui qui paiera l’addition mais c’est en revanche l’un des seuls qui gardera le sourire au moment de la digestion. Avant de partir, le monde au ventre gonflé s’étire et admire la chorégraphie des serveurs qui ignorent tout des plats et qui ont renoncés depuis un moment d’en comprendre les subtilités. Ces derniers brillent par leur agilité et leur talent pour mettre en valeur les créations de leur patron, eux l’image du lien présumé entre la salle et la cuisine. Comme depuis la nuit des temps, les chefs cuisiniers ont entre leurs fourneaux l’avenir du monde. Cependant en ce siècle, les goûteurs se comptent par millions et même en cas d’indigestion, ils savent qu’ils devront finir l’assiette devant le regard complaisant des toqués de cette ère.

Elbe

Source de l'image: molteze

22.06.2008

François Fillon: l'imposture

 Trouvez le bon Fillon?

 

      Vous trouvez que l'ambiance hexagonale est morose? Vous versez dans une forme de défiance face à l'ensemble des représentants politiques? Vous avez l'impression que les décisions du gouvernement en place sont coupées de toutes réalités? Détrompez-vous, vous vivez dans un pays délicieux. La sinistrose est à son comble, les polémistes en font leurs choux gras et les feuilles de choux courent après les scoops alors que l'ironie, à elle seule, est présente pour nous redonner le sourire, l'espoir.

Macadam est le premier "Journal de rue" d'Europe, soit un journal vendu 2 € par les sans-abris qui touchent 50% de cette somme. Les sans-abris ont, à plusieurs reprises, été mis à la une de l'actualité grâce au concours d'associations comme Les enfants de Don Quichhotte ou encore Droit Au Logement. Pourtant, les suites des promesses faites par le gouvernement semblent se faire attendre, à tel point que nous sommes menés à nous demander que fait François Fillon premier ministre de son état. La réponse est ci-dessous

 

 

 L'ironie n'est-elle pas savoureuse? 

Elbe

Source de l'image: Nouvelobs.com

Capture faite sur Florentlyon.free.fr

Remerciement à Bounette pour avoir acheté le journal (et les génériques au nom de la SECU)

Publié en une du post.fr

21.06.2008

L'Europe dépeuple...

    The European Dream?

   Voilà une semaine que l'Union Européenne vit quelques secousses intrinsèques à la démocratie puisque nées du vote Irlandais rejetant la ratification du traité de Lisbonne, faussement nommé "simplifié". Depuis cette expression populaire, les discours sur l'immobilisme futur ou sur l'incompréhension du projet Européen par les peuples ont la côte dans les médias et les couloirs de Bruxelles. Le NON serait source de maux insurmontables pour une Union Européenne en crise institutionnelle qui approcherait, du fait de son nombre, une incapacité structurelle à faire des choix. Et pourtant...

Et pourtant le mercredi 18 juin 2008, l'immobilisme semble avoir été mis de côté et avoir laissé place au fabuleux pragmatisme européen pour un sujet d'affichage et de racolage très à la mode dans les droites Européenne: la "régulation" des flux migratoire. Ainsi, 267 Euro-députés ont décidé d'approuver la "directive retours" contre 206 opposants et 109 abstentionnistes. C'est donc une nette majorité qui se dégage autour de cette directive. Quelles dispositions contient cette dernière?

Sa volonté est d'imposer un socle juridique commun aux 27 pays composant l'Union Européenne au sujet de la politique d'immigration et notamment d'expulsion des sans papiers. Actuellement, pour le cas français, une personne ne peut rester plus de 31 jours dans un centre de rétention et les mineurs y sont interdits, théoriquement. Dans d'autres pays, la durée de rétention est quant à elle indéfinie ou bien possible jusqu'à 18 mois en Allemagne.

La directive "Retours" a donc pour objectif d'harmoniser l'Europe sur cet aspect de la politique. Est prévu d'autoriser la détention dans un centre de rétention pendant la période maximum de six mois voire de dix-huit mois en cas de coopération difficile avec la personne en situation irrégulière ou bien avec le pays d'origine, ce qui représente une partie élevée des cas traités en France par exemple. Cette directive prévoit en outre la garantie d'un recours, l'assistance médicale et linguistique pour toutes personnes se retrouvant en situation d'expulsion. En ce qui concerne le cas des mineurs et des conditions d'incarcération dans les centres de détention, le texte voté mercredi 18 juin prévoit en ultime recours et pour une durée la plus courte possible l'admission d'un mineur dans un centre de rétention.

Il est important, par soucis d'honnêteté, d'indiquer que la spécificité d'une directive Européenne est celle de laisser libre aux États d'adapter ce texte en fonction des lois et des particularismes qui régissent le pays. A l'heure actuelle, Brice Hortefeux s'est engagé à ne pas augmenter le délai maximum de détention dans les centres français. Toutefois, l'adoption de mercredi 18 juin 2008 ouvre une possibilité de prolongement des temps d'incarcération qui inquiète des élus de gauche et des ONG, telles que RESF, qui ont rebaptisées cette directive la "directive de la honte".

Si cette directive peut être vue comme plutôt positive pour les pays ne disposant pas, jusqu'à présent, de limites temporelles d'incarcération ou de règles liées à l'assitance médicale et linguistique, certains élus regrettent ce compromis qui ne va pas assez loin dans la réduction du temps de rétention et qui couronne surtout une vision répressive de l'immigration et de la gestion des sans papier qui gagne du terrain en Europe. Le regret majeur est l'absence de toutes directives visant à participer au développement des pays pauvres qui parait être une solution beaucoup plus efficace pour l'Europe mais surtout pour les voyageurs de la misère qui viennent sur le vieux continent pour survivre et fuir des situations politiques et économiques désastreuses. Cette directive "Retours" semble introniser de façon européenne la solution des centres de rétentions comme réponse inéluctable aux questions liées à l'immigration illégale évinçant du débat public les questions de co-développement.

 Pour conclure, nous pouvons mettre en parallèle les propos de Brice Hortefeux qui a annoncé le jeudi 19 juin 2008 de manière triomphante l'augmentation de 80%  des expulsions de sans-papiers du territoire français. Une politique du chiffre et de l'idéologie qui met la république française dans une situation délicate sur le plan de l'étique puisqu'il demeure humainement peu soutenable d'associer dignité républicaine et jouissance statistique quand nous évoquons des drames humains, quelques soient les justifications.

Pour sortir du cadre juridique et statistique de cette question des centres de rétentions, les yeux interdits vous proposent de télécharger l'émission en deux partie de Daniel Mermet (diffusée le 19 et 20 juin 2008 sur les ondes de France Inter) consacrée à la vie de tous les acteurs liés de près ou de loin au centre de rétention de St-Exupéry (près de Lyon). L'angle humain et la réalité ne peuvent être niés...

Emission première partie

Emission seconde partie

(clique droit, enregistrer-sous)

Elbe

Source de l'image et des émissions: la-bas.org

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