13.05.2008
Passe-muraille
Derrière: l'esprit
Souvenez-vous de Desiree Palmen que les yeux vous ont présenté il y a quelques semaines. L'art de jouer avec l'oeil et l'image était, dans ses clichés, évident. Aujourd'hui, nous vous proposons une dérive de l'illusion qui,cette fois, se trouve à l'intersection du commerce et de l'art. En effet, les photographies qui vont suivre sont extraites d'une campagne publicitaire faite par Publicis (section Malaisie), organe puissant du domaine de la pub, pour la promotion d'un nouveau type de papier photo fabriqué par HP.
Peu importe la nature du produit, interessons nous au procédé et au rendu de la réflexion. Prenez des paysages communs, faites une silhouette noire que vous placez au sein de l'environnement choisi, parez la de quelques feuilles de papier donnant une impression de déchirure et prenez la photo. Résultat, votre cliché vous montrera un paysage partagé en son milieu par la silhouette d'une personne, comme si l'Homme pouvait être passe-muraille.
Art ou commerce, sans doute un peu des deux mais avouons que le résultat est plus convaincant que les campagnes publicitaires sans saveur qui hantent les postes, les télévisions et les murs. Espéreons seulement que les artistes ne seront pas condamner aux seuls rangs de la promotions, puis regardons...
ELBE
(Source des images: jennifer.moreau.over-blog.com et publicisgroup.com)

14:20 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : murs, déchirés, publicis, campagne, art
11.05.2008
Notes pour nos amis les stars

Larousse VS Larusso
Combien d'entre nous, un soir bloqué au fond d'un sofa face à un talk show lassant, ont été frappé par le désagrément des aléas de la connivence entre conjugaison et star-sytem. Douce et utopique alchimie que ces deux éléments antithétiques réunis en un même lieu. Le sommet de l'alliance et de l'étourdissement intellectuel intervient souvent au moment de la justification de la présence du people sur le plateau par le people lui-même:
- "Ouais je viens pour promotionner mon album"
- "On m'a demandé de promotionner mon produit"
- "Franchement je viens je promotionne et je ris que demander de plus"
Ces exemples sont , un jour ou l'autre, menés à échouer dans vos oreilles qui même endormies peuvent sentir un léger picotement. Ainsi, et dans le but d'aider notre Jet-set dans sa lutte sémantique, les yeux offrent gracieusement en pature une partie de la conjugaison du verbe promouvoir qui a donné naissance au mot promotion et qui signifie, dans le jargon médiatique, "faire de la pub". Dans le prochain épisode du "parlez mieux la France en people-land" nous verrons le vrai mot qui se cache derriere "émotionner". Ne zappez pas.
Indicatif Présent
je promeus
tu promeus
il promeut
nous promouvons
vous promouvez
ils promeuvent
Passé composé
j' ai promu
tu as promu
il a promu
nous avons promu
vous avez promu
ils ont promu
Imparfait
je promouvais
tu promouvais
il promouvait
nous promouvions
vous promouviez
ils promouvaient
Plus-que-parfait
j' avais promu
tu avais promu
il avait promu
nous avions promu
vous aviez promu
ils avaient promu
Futur simple
je promouvrai
tu promouvras
il promouvra
nous promouvrons
vous promouvrez
ils promouvront
Subjonctif Présent
que je promeuve
que tu promeuves
qu' il promeuve
que nous promouvions
que vous promouviez
qu' ils promeuvent
Elbe
Source de l'image: brokanteo.fr et musiqueenligne.fr
18:39 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : larousse, larusso, pin up, people, promouvoir
10.05.2008
Devoirs de mémoire

"Un paradis raté est pire que l'Enfer"
Aimé Césaire (1913 - 2008)
10:29 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : césaire, mémoire, abolition, esclavage, 2008
09.05.2008
Portraits de bancs
Amphibien au réveil
Dans le monde estudiantin, il existe une dimension peu commentée par ses acteurs comme par ses spectateurs. Est-ce par corporatisme ou bien lassitude que peu de chercheurs se sont penchés sur une étude anthropologique du sanctuaire universitaire et de ses habitants : l’amphithéâtre et les amphibiens.
Amphibiens quelle dénomination étrange me direz-vous ? Pourtant il arrive à cette communauté de coasser de ci de là, de sauter de place en place ou encore de se laisser submerger par des marres aux eaux douteuses. Derrière les portes closes de ces lieux, empruntant leur nom aux scènes de théâtres antiques, vit un monde aux logiques internes méconnues qui se forme autour de peuplades insoupçonnées. Essayons d’entrer sur ces terres inconnues au cœur du savoir et, à la manière d’un Weber, dressons les idéaux-type de cet univers.
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L’amphibien d’avant-garde
L’amphibien d’avant-garde sévit sur les premiers rangs de l’amphithéâtre, en contact quasi fusionnel avec l’orateur détenteur du savoir universitaire. Si près de la source qu’une fascination terrible semble le captiver, clouant ses yeux aux lignes pendant que la plume transforme les bruits de mots en calligraphie soignée, appliquée retranscrivant à la virgule près les moindres évasions professorales. Parfois, la tête se lève et apprécie les traits du minois de l’enseignant, qui se font et se défont à mesure des propos énoncés. La moindre esquisse d’un sourire ou d’une moue dubitative pourra être interprétée comme un signe d’une nuance que les futurs historiens retrouveront, dans quelques années, gravée dans le marbre à interlignes de cet étudiant minutieux.
L’amphibien d’avant-garde possède une spécialité que bons nombres de ses confrères et consœurs rêveraient de faire leur. Nul autre que celui-ci ne serait capable de déclamer les hiérarchies de cours de cette façon. Du grand I au petit b en passant par les sections numérotées ou bien alphabétisées rien ne peut perturber la marche des sous-titres et des paragraphes dans l’esprit de cet amphibien. Selon une légende étudiante, certains maîtres de conférences se laisseraient même guidé par l’habitant du premier rang dans ce florilège organisationnel. Le savoir est une arme au sein d’un régiment structuré.
Cette douce espèce a pourtant un défaut. Il ne s’agit ni de la soif intellectuelle, ni d’un rejet primaire du « mythe du premier rang », non. Le seul problème de cet amphibien d’avant-garde est que l’ensemble de ses congénères ne peut le reconnaître que de dos…
L’amphibien Web 2.0
Difficile de localiser cette frange d’amphibien. Dans un langage typiquement informaticien, nous dirions que nous sommes en phase de « Work in progress ». Effectivement, l’amphibien Web 2.0 est en marche et ne semble pas déterminé à arrêter son expansion. Il se remarque aux cliquetis incessants de son clavier azerty. Autrefois l’amphibien n’était qu’un homme tronc pour le professeur, aujourd’hui face à cette espèce il ne perçoit qu’un espace rectangulaire où quelques cheveux dépassent et derrière lequel les regards se cachent. Impossible pour lui de deviner qui sont les cancres, qui sont les bosseurs cachés derrières ces pensées USB.
A vrai dire, cet amphibien est en lui-même très divers. Parfois, seul le traitement de texte a le droit de cité, les pages blanches se noircissent s’effacent et se juxtaposent comme tout étudiant de toutes époques. Cependant la « tentation de Wifi » aime à agir sur l’amphibien en proie au décrochage du cours magistral. Elle se manifeste généralement par un simple détour sur une boite mail hébergé généreusement par la faculté. Puis elle revêt l’habit d’un lien dans un courrier qui prend alors la main et l’esprit estudiantin pour s’en aller dans les méandres virtuels, pendant qu’autour de lui la réalité passe au-delà de quelques arobases ou autres slash.
D’autres se laissent plus facilement séduire par la muse « MSN » qui clignote, wizz et lol pendant des heures. Étranges spectacles pour le voisin, pas branché à l’univers extérieur, qui se penchant sur l’écran pour compléter ses notes se retrouvent face à une petite tête jaune lui titrant la langue impunément. Smiley is watching you.Cet amphibien garde le contact avec les réalités extérieures mais a aussi la particularité de transformer un regard étudiant en mime parfait du moustique qui, attiré par lumière, ne parvient plus à se décrocher de ce cadre lumineux, fenêtre sur une intimité arrogante avec la curiosité.
L’amphibien confident
Celui-ci, est un locataire de la discrétion. Hors de question de vivre sous les lumières de l’enseignant, inenvisageable de se poster à une distance où l’ouïe du professeur pourrait être caressée par un chuchotement pourtant délicat. L’amphibien confident vit donc dans l’anonymat de quelques bruits en aspirant à la tranquillité du divan universitaire.
Cette espèce a pour particularité de vivre en meute. Souvent collés les uns aux autres, le regard vif fixant, en alternance, la chair et le cher confident. Le silence, bien que relatif se retrouve nappé de quelques chuchotements, ricanements et même parfois excentricités liées à quelques aventures surprenantes.
Combien de crises conjugales, de fous rires réparateurs, de soirées surprises, de débats endiablées eurent lieues grâce à cette communauté amphibienne qui n’est pas avare en mot tout comme en maux. L’amphibien confident est un tissus social extensible qui va de bancs en bancs, de sourire en tracas avec toujours le même entrain. Toutefois, même après moult réformes, il semblerait que le projet de mettre en place une UE Libre « confidence en amphi » demeure caduque et chaque potin est condamné à son sort d’être un anonyme pouvant faire échouer un avenir malgré ses fonctions salvatrices. Savoir ou dires, il faut choisir.
L'amphibien ludo-interdisciplinaire
Derrière ce nom étrange à particule ne se cache pas la noblesse universitaire mais sans doute l'espèce faisant preuve de la plus grande maestria en matière de camouflage. Flanquée de part et d'autres du terrain de jeu, les yeux scrutent les horizons comme le mirador guette les hordes ennemies, tout étant affaire de vigilance et de réaction. Vigilance pour ne pas s'attirer le courroux du grand maître orateur et réaction pour mettre sous silence tout élément suspicieux aux yeux de ce même grand maître. Être Ludo-interdisciplinaire ressemble avant tout à une vocation. On ne s'improvise pas réellement comme membre de cette caste. Être Ludo-inderdisciplinaire nécessite le port constant d'un journal gratuit que ce soit dans une besace ou sous un bras, cet élément est le centre du concept développé par l'espèce en question. Une fois la source en main, il est important de noter que l'intérêt ne se situe pas dans les brèves d'actualités mais dans les dernières pages de recueil d'informations légèrement traitées. Le Jeu voilà le vice de cette frange d'amphibien, aucun ne peut résister à l'appel d'un mot fléché ou d'un Sudoku bien placé. C'est plus fort que lui, le stylo frétille, l'attention se porte sur ces pages au papier de qualité moindre et les méninges s'agitent. Au tableau peuvent défiler sciences cognitives ou thèses bourdieusienne, ses côtés peuvent être accompagnés d'un râleur ou d'une intellectuelle de qualité rien ni personne ne fera oublier l'idéal littéraire ou chiffré de la logique du jeu. Cet amphibien est généralement né dans les bas-fonds lycéens, au dernier rang d'une classe entre une leçon de math et un cours sur Socrate, le vice est bel et bien né en même temps que le bachelier.
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La liste pourrait s’étendre encore et encore tant les personnalités se mêlent dans ce lieu d’universalisme et de culture avant tout. Nous pourrions vous parler de l’amphibien plaisantin, de l’amphibien révolté ou encore de l’amphibien philosophe. Les logiques interractionnistes, fonctionnalistes et structurelles au sein de la communauté amphibienne mériterait un semestre à elles-seules. En attendant les générations futures se cultivent et se découvrent entre deux pages de savoir, certains finiront par faire de vieux os ensemble, d’autres resteront des souvenirs mélancoliques ou heureux mais l’essentiel aura été que, le temps de quelques années, les esprits d’ici et d’ailleurs se soient croisés et enrichis sans conditions… pour combien de temps ?
Elbe
PS: Ceci est caricatural, nous ne sommes pas que des jeunes glandeurs mais la sphère sociale d'un amphi est importante non? Si vous voulez-vous aussi décliner les portraits de notre temps... n'hésitez pas.
(Source de l'image: licencephoto.com)
Article publié sur le web Etu de Lyon 2 section point de vue
12:35 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fac, amphi, amphibien, 2008, université
22.04.2008
Exister dans l'absence
Caméléon d'antan
Les yeux interdits vous offrent, une fois n’est pas coutume, une visite culturelle à travers des clichés surprenants faits par l’artiste Hollandaise Desiree Palmen.
Débutons cette visite par un retour sur nos hobbies enfantins. Vous souvenez-vous de ce jeu qui vous a passionné ou bien agacé répondant à un doux et pourtant éloquent prénom : Où est Charlie ? Combien de générations ont cherché cet Homme rayé de rouge et de blanc au milieu des foules, des animaux ou encore caché dans un décor improbable et tout ceci sans le millième du matériel des Experts ?
Imaginez à présent que Charlie devienne réel et hante nos environnements quotidiens. Des murs aux sols en passant par les bibliothèques, là où les caméras de surveillance fleurissent, une personne parviendrait à s’effacer sous les objectifs pour faire triompher l’anonymat au détriment du contrôle de l’image de l’autre.
Ce pari fou fut relevé par Desiree Palmen, artiste hollandaise née en 1963, qui structura toute une réflexion artistique autour de la transparence dans un monde de surveillance. Pour ce faire elle prit dans un premier temps des photographies de lieux ordinaires avant de dessiner à la peinture acrylique sur des vêtements tout aussi ordinaires des éléments des ces paysages pour que finalement, vêtue de ces habits, l’artiste s’inscruste totalement dans ces décors du quotidien. Ces oeuvres s'inscrivent dans le courant artistique de l'anamorphose.
Devenir la femme invisible dans un monde qui veut tout voir, voilà le résumé d’une démarche que l’artiste immortalisa sur des clichés que nous pouvons retrouver sur son site Internet ou bien dans le numéro du Monde2 (semaine du 11 avril 2008) où un dossier est consacré aux nouvelles méthodes de surveillance. Les yeux vous laisse découvrir ces clichés de transparence au cœur d’un univers où les observateurs sont aussi les observés et les complices également les victimes…
Elbe





(Source de l'image de Charlie: lelounge.ca)
12:50 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : desiree, palmen, photo, surveillance, camouflage, charlie, 2008
17.04.2008
Partir

Partir,
Comme il y a des hommes-hyènes,
Et des hommes-panthères,
Je serai un homme-juif,
Un homme-cafre,
Un homme-hindou-de-Calcutta,
Un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas.
L’homme-famine, l’homme-insulte,
L’homme-torture, on pouvait à n’importe quel moment le saisir, le rouer de coups, le tuer - parfaitement, le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne, sans avoir d’excuses à présenter à personne.
Un homme-juif,
Un homme-pogrom,
Un chiot,
Un mendigot,
Mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière une tête de Hottentot ?
Aimé Cesaire, Cahier d’un retour au pays natal,Paris,Présence Africaine,1939
(Source des images:livres.ados.fr)
17:40 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partir, aimé, césaire, cahier, retour, pays, natal
Départ du pays natal...

Aimez ces airs
« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.»
Aimé Césaire,Extrait Discours sur le colonialisme,Réclames,1950
(Source des images: Camer.be)
15:15 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimé, césaire, hommage, neggritude, 2008
08.04.2008
Des excès de l'Idéal...

Doux rêveur
"L'Homme a construit de nombreuses prisons pour vivre ses rêves"
Volker Schlondorff, acteur et cinéaste
(Source de l'image Fribromyalgesios.com)
23:08 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chine, droit, homme, respect, liberté, paix, 2008
28.03.2008
Du tag au tag

Nous y voilà, ça devait arriver et c'est tant mieux! Le virtuel gagnant du terrain dans la réalité, il n'est pas étonnant qu'une face de la (grandemagnifiqueénormissimegénialementcréative ndlr) culture hip-hop investisse la toile du web pour marquer son territoire: le tag. Nous en avons déjà parlé il y a quelques temps mais dans le cas présent nous avons à faire à une démarche plus proche de l'acte originel. La bombe devient clavier et, en l'occurence, le taggueur J-Mark ,militant d'Internet libre et breton allemand (important pour saisir l'envergure du personnage), a pris l'initiative de tagguer les yeux interdits. Tagguer signifie demander à un autre bloggueur de faire une liste autour d'un thème qui, à son tour, délèguera son tag à d'autres bloggueurs. Pour moi, la tag consiste a répertorier six tics et manies
( à noter que toutes manies qui seraient juridiquement condamnables ne seront pas citées)
Manie Number 1:
- Un tiers de mes phrases débute sur un "en vrai" trace d'une culpabilité inconsciente sans doute (mais je le répète ce n'est pas moi qui ai volé les pogs de Kévin en CE2)
Manie Number 2:
- Le "touche du noir" qui survient à chaque heure double (08h08,09h09 etc.) déformation familiale d'une légende enfantine dans laquelle on m'expliqua qu'à chaque heure double si je touchais du noir on penserait à moi. Du coup, à force d'en parler, des gens pensent à moi grâce à mon TOC quand il y a une heure double... l'oeuf ou la poule en résumé.
Manie number 3:
- Le rituel du "Gimme" réservé à Bounette. Il peut survenir à tout moment, en tout lieu. Il monte en moi et je prononce "Gimme the Who!", bounette me répond avec enthousiasme (et aucun desespoir non!) "Who!", puis j'enchaine sur un "Gimme the "A" [prononcer "ai"], bounette de répliquer "A" avant que je j'enclenche le cri final "Gimme the Who-A" que bounette parachève de sa voix si merveilleuse par un beau "Who-A". Toi aussi devient une rock star avec la méthode du "Gimme" libre de droit. (Attention: votre interlocuteur doit impérativement répéter avec votre ton sinon il risque de désacraliser le rituel)
Manie number 4:
- Je ne sais pas manger sans séparer mes aliments viande puis légume mais jamais ensemble même si c'est dans l'assiette... On me répond souvent "ca se mélange dans ton estomac" mais j'aimerais dire qu'une histoire d'amour, aussi belle soit elle, commence par une rencontre ce qui sous entend que les âmes furent, le temps d'un moment, séparées bah c'est pareil pour ma nourriture: d'abord chacun de son côté , puis dans l'intimté stomacale ils se rencontrent, le reste ne me regarde pas!
Manie number 5 [en phase de rééducation]:
- Ne pas écrire sur la page de gauche, il n'y pas de raison particulière en tout cas consciente. De manière inconsciente je pense que c'est un message voulant dire qu'il faut écrire l'histoire de la gauche alors qu'à droite on peut bien la raturer (hein!). A noter que face au défi écologique, au pouvoir d'achat et sur le bon conseil de J-Mark je recommence à teinter la page de gauche...
Manie number 6:
- Penser à bounette... mais c'est plus un mode de vie qu'une manie ça. [Interdiction de me prendre cette manie!]
ah, au tour des yeux de caresser d'un tag des compères de toile, ceux qui ont l'honneur d'être couvert de la peinture azerty sont:
Laëtitia, Pitchounette, Bounette et le petit Nicolas (actuellement en stage intensif de "je ne suis pas qu'un bof à Rolex")
Elbe
( source de l'image: finistère tourisme)
18:20 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarko, tag, 2008
07.03.2008
Nous n'irons plus au paradis

Voilà deux années qu'Anaïs, âgée de 13 ans, porte le deuil de sa mère. Une adolescence tout juste entamée et une peine déjà déclamée l'ont amenée le 22 février à écrire une lettre. Lettre à sa mère, symbolique certainement mais pleine de l'amour et du manque que peut ressentir ce petit bout de femme. De ses mains juvéniles elle inscrivit, sur la face de l'enveloppe, une adresse aussi poétique que naïve « rue du Paradis au Ciel ». Puis elle envoya la missive sans même la timbrer, après tout les mots de l'âme méritent-ils une taxe?
Les heures et les jours s'écoulent, pourtant la lettre revient. Ce fut comme un cri de désespoir qui ne recevrait en retour qu'un écho interminable rendant impossible le passage de la douleur au souvenir. Heureusement, La Poste ne laissant jamais un vague à l'âme sans explication a tenu à justifier le retour de la lettre aimée en ces termes :
Cette désillusion sera taxée 1,35€, sans doute pour raison de dépression durable. Là où l'âme enfantine voulait commémorer la mémoire de cette mère perdue, la réalité est venue lui souffler au coeur l'espoir du repos serein de sa maman. Les logiques de l'administration sont immuables, les larmes de la petite fille également. Peut être qu'un jour la Générale des eaux viendra déposer au pied de nos portes les bouteilles à la mer lancées par nos aïeux un soir de mélancolie ou de fêtes trop arrosées.
Deux monde s'affrontent, celui du réel et de l'imaginaire. La petite fille depuis ce jour le sait, en 2008 la belle au bois dormant ne devra pas oublier de communiquer son digicode à ses prétendants avant de s'endormir si elle veut pouvoir être réveillée par le baiser d'un chevalier ténébreux..mais pas serrurier.
Elbe
(Source de l'information initiale: Le journal de Saône et Loire)
(Crédit de l'image: http://rock6070.com/bebeblogue)
17:43 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paradis, poste, déces, déception, 2008, générale des eaux













