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23.06.2008
5 raisons pour...

L'amour à l'italienne...
... demander sa femme en mariage après un échec professionel
Raison 1 :
- Parce qu' en cas de refus vous pourrez vous cacher derrière la spirale de l'échec et ne pas vous remettre en question.
Raison 2 :
- Parce que votre femme ne vous tiendra pas rigeur de la qualité médiocre de l'alliance en raison de votre statut de nouveau chômeur.
Raison 3 :
- Parce que préparer un mariage c'est long et que Serge Dassault vous a rappelé le plaisir du temps libre chez le chômeur.
Raison 4 :
- Parce qu'une belle mère peut vous servir de transition entre un patron insupportable et la solitude du chômeur. (attention aux belles mères gentilles, ca existe c'est agréable mais dans le cas présent c'est handicapant)
Raison 5 :
- Parce que cette fois vous êtes sur de ne pas tromper votre bien aimée avec la secrétaire (raison approuvée par Bill Clinton)
Elbe
Source de l'image : parismatch.com
15:54 Publié dans 5 raisons pour... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dassault, chomage, mariage, amour, raison, opportunité
22.06.2008
François Fillon: l'imposture

Trouvez le bon Fillon?
Vous trouvez que l'ambiance hexagonale est morose? Vous versez dans une forme de défiance face à l'ensemble des représentants politiques? Vous avez l'impression que les décisions du gouvernement en place sont coupées de toutes réalités? Détrompez-vous, vous vivez dans un pays délicieux. La sinistrose est à son comble, les polémistes en font leurs choux gras et les feuilles de choux courent après les scoops alors que l'ironie, à elle seule, est présente pour nous redonner le sourire, l'espoir.
Macadam est le premier "Journal de rue" d'Europe, soit un journal vendu 2 € par les sans-abris qui touchent 50% de cette somme. Les sans-abris ont, à plusieurs reprises, été mis à la une de l'actualité grâce au concours d'associations comme Les enfants de Don Quichhotte ou encore Droit Au Logement. Pourtant, les suites des promesses faites par le gouvernement semblent se faire attendre, à tel point que nous sommes menés à nous demander que fait François Fillon premier ministre de son état. La réponse est ci-dessous
L'ironie n'est-elle pas savoureuse?
Elbe
Source de l'image: Nouvelobs.com
Capture faite sur Florentlyon.free.fr
Remerciement à Bounette pour avoir acheté le journal (et les génériques au nom de la SECU)
Publié en une du post.fr
16:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fillon, imposture, macadam, street journal, 2008, ironie
21.06.2008
L'Europe dépeuple...

The European Dream?
Voilà une semaine que l'Union Européenne vit quelques secousses intrinsèques à la démocratie puisque nées du vote Irlandais rejetant la ratification du traité de Lisbonne, faussement nommé "simplifié". Depuis cette expression populaire, les discours sur l'immobilisme futur ou sur l'incompréhension du projet Européen par les peuples ont la côte dans les médias et les couloirs de Bruxelles. Le NON serait source de maux insurmontables pour une Union Européenne en crise institutionnelle qui approcherait, du fait de son nombre, une incapacité structurelle à faire des choix. Et pourtant...
Et pourtant le mercredi 18 juin 2008, l'immobilisme semble avoir été mis de côté et avoir laissé place au fabuleux pragmatisme européen pour un sujet d'affichage et de racolage très à la mode dans les droites Européenne: la "régulation" des flux migratoire. Ainsi, 267 Euro-députés ont décidé d'approuver la "directive retours" contre 206 opposants et 109 abstentionnistes. C'est donc une nette majorité qui se dégage autour de cette directive. Quelles dispositions contient cette dernière?
Sa volonté est d'imposer un socle juridique commun aux 27 pays composant l'Union Européenne au sujet de la politique d'immigration et notamment d'expulsion des sans papiers. Actuellement, pour le cas français, une personne ne peut rester plus de 31 jours dans un centre de rétention et les mineurs y sont interdits, théoriquement. Dans d'autres pays, la durée de rétention est quant à elle indéfinie ou bien possible jusqu'à 18 mois en Allemagne.
La directive "Retours" a donc pour objectif d'harmoniser l'Europe sur cet aspect de la politique. Est prévu d'autoriser la détention dans un centre de rétention pendant la période maximum de six mois voire de dix-huit mois en cas de coopération difficile avec la personne en situation irrégulière ou bien avec le pays d'origine, ce qui représente une partie élevée des cas traités en France par exemple. Cette directive prévoit en outre la garantie d'un recours, l'assistance médicale et linguistique pour toutes personnes se retrouvant en situation d'expulsion. En ce qui concerne le cas des mineurs et des conditions d'incarcération dans les centres de détention, le texte voté mercredi 18 juin prévoit en ultime recours et pour une durée la plus courte possible l'admission d'un mineur dans un centre de rétention.
Il est important, par soucis d'honnêteté, d'indiquer que la spécificité d'une directive Européenne est celle de laisser libre aux États d'adapter ce texte en fonction des lois et des particularismes qui régissent le pays. A l'heure actuelle, Brice Hortefeux s'est engagé à ne pas augmenter le délai maximum de détention dans les centres français. Toutefois, l'adoption de mercredi 18 juin 2008 ouvre une possibilité de prolongement des temps d'incarcération qui inquiète des élus de gauche et des ONG, telles que RESF, qui ont rebaptisées cette directive la "directive de la honte".
Si cette directive peut être vue comme plutôt positive pour les pays ne disposant pas, jusqu'à présent, de limites temporelles d'incarcération ou de règles liées à l'assitance médicale et linguistique, certains élus regrettent ce compromis qui ne va pas assez loin dans la réduction du temps de rétention et qui couronne surtout une vision répressive de l'immigration et de la gestion des sans papier qui gagne du terrain en Europe. Le regret majeur est l'absence de toutes directives visant à participer au développement des pays pauvres qui parait être une solution beaucoup plus efficace pour l'Europe mais surtout pour les voyageurs de la misère qui viennent sur le vieux continent pour survivre et fuir des situations politiques et économiques désastreuses. Cette directive "Retours" semble introniser de façon européenne la solution des centres de rétentions comme réponse inéluctable aux questions liées à l'immigration illégale évinçant du débat public les questions de co-développement.
Pour conclure, nous pouvons mettre en parallèle les propos de Brice Hortefeux qui a annoncé le jeudi 19 juin 2008 de manière triomphante l'augmentation de 80% des expulsions de sans-papiers du territoire français. Une politique du chiffre et de l'idéologie qui met la république française dans une situation délicate sur le plan de l'étique puisqu'il demeure humainement peu soutenable d'associer dignité républicaine et jouissance statistique quand nous évoquons des drames humains, quelques soient les justifications.
Pour sortir du cadre juridique et statistique de cette question des centres de rétentions, les yeux interdits vous proposent de télécharger l'émission en deux partie de Daniel Mermet (diffusée le 19 et 20 juin 2008 sur les ondes de France Inter) consacrée à la vie de tous les acteurs liés de près ou de loin au centre de rétention de St-Exupéry (près de Lyon). L'angle humain et la réalité ne peuvent être niés...
(clique droit, enregistrer-sous)
Elbe
Source de l'image et des émissions: la-bas.org
12:54 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : directive, recours, immigration, humanité, expulsion, co-dévelopement, 2008
20.06.2008
Mardi c’est rêverie

C'est foot-u
C’était un mardi, au cœur d’un printemps fuyant sans même s’être présenté. Ce jour-là, les foules sentimentales autrefois chantées par les radios s’étaient prises à rêver d’un idéal fait de cris et de filets. Elles s’y sont longuement cramponnées caressant le souhait de voir le carton chimérique se réaliser pour extirper cet idéal de sa cage d’espoir.
C’était un mardi, la presse avait maquillé les cris et les crises de bleu, de blanc et de rouge pour bercer les oreilles en mal de buts. Les maillots bleus étaient passés et repassés sur les écrans qui craignaient, les uns comme les autres, qu’ils ne fassent pas un pli. De fil en aiguille, le système de jeu était détricoté, les spécialistes se tiraient la bourre et les sponsors tissaient les désirs de crochets bénéfiques tout en croisant les doigts pour que les jacquards en herbe ne filent pas du mauvais cotton.
C’était un mardi où la Terre ne fut jamais aussi ronde que des deux côtés des alpes. Le coq et la botte planchaient sur le jeu en triangle ou en losange pour optimiser les chances de mettre la tête au carré à leurs voisins respectifs. Carrés, chacun espérait que les pieds adverses le seraient afin que le ballon rond soit exclu de la sphère et que le rectangle vert puisse offrir quelques vibrations victorieuses.
C’était un mardi pendant lequel Vingt-deux hommes en uniformes, musclés et transpirant se battaient pour un morceau de cuir. Émis du fond d’un fauteuil, de la bouche d’une admiratrice ou d’un admirateur passionné par ces ébats footeux, insultes et cris de jouissance tapissaient l’ambiance nocturne des terres romaines comme des airs gaulois. En pleine partie de jambe en herbe, sous les respirations suaves et les tapes viriles, un corps frappé du coq pris par l’arrière un athlète azuréen venant brisé l’étreinte tout juste entamée. Cette main mal placée fit virer cette rencontre au rouge poussant le partenaire d’un soir à rouler sa bosse et à se glisser sur la touche. A peine remis de la perte de sa force, le fatalisme français vit le romantisme italien embrassé les filets prenant, par la même occasion, le dessus du tête-à-tête. Les minutes se succédaient, le rythme des corps était dicté par les Italiens qui n’hésitèrent pas à remettre le couvert et à transpercer les petits bleus une dernière fois. Le sifflet vint transporter les Italiens au sommet de l’orgasme direction les quarts pendant que le coq déplumé dut se contenter de son simple car, sans baiser ni regard mais avec une bague au doigt pour l’éleveur.
C’était un mardi en Suisse entre France et Italie. Les foules sentimentales sont venues, ont vu et parfois même vaincu. Le temps d’un jour, les yeux et les cœurs étaient tournés vers les théâtres modernes où se jouent des pièces sans scénario mais aux spectateurs en nombre. Le sifflet, remplaçant du bâtonnier, a laissé tombé le verdict. Des rêves se sont envolés, des espoirs confirmés et des nuits écourtées. Le petit bleu range son maillot humidifié convaincu que les demains seront chantants, la mama italienne affiche son sourire et observe les rues valsées au son des klaxons avant que la vie reprenne. Tracas et joies de l’existence ressaisissent les rennes du jeu, ni sifflet ni carton ne seront capables de les suspendre éternellement.
C’était un mardi où l’Italien triomphant n’avait pourtant ni short, ni crampons mais seulement ces quelques mots :
Panem et circenses
Elbe
Source de l'image: madeinitaly-asso.fr
Article publié sur le web Etu de Lyon 2 section point de vue
15:24 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : foot, domenech, france, italie, défaite, pas grave
11.06.2008
Oh bas maux!

Le monde des médias, des intellectuels et des PMU n'ont de mots que pour lui. Dans un premier souffle d'expression nous pourrions croire qu'il s'agit de l'or noir, mais dans un second temps nous conviendrons qu'il est plus question de Barack Obama, candidat - désormais officiel - du camps démocrate pour la présidence Etasunienne. Beaucoup de personnes de ce petit monde se concentrent sur les données pigmentées de l'Homme politique et palabrent pendant de longues heures sur ce teint de peau. Il semble que ce facteur de couleur remplisse un rôle dans le scrutin à venir, mais est ce le seul? Pas sûr, espérons que nous aurons le droit à des discussions aussi longues et savoureuses sur des sujets de fonds pour découvrir ce pays que l'on critique tant mais qui reste au final une accumulation d'"Epinal's Pictures" ( la force des maux est de s'adapter au propos mais n'et ce pas to much?).
Le début de réponses à ces question de "races", de "couleurs" et de l'échos qu'elles peuvent rencontrer au sein de la population, c'est Obama lui-même qui l'a le mieux ammorcé au cours d'un de ses dicours - que certains n'hésitent pas à qualifier d'historique - prononcé à Philadelphie le 18 mars 2008. Ici, le candidat démocrate nous offre une analyse constructiviste des clivages "ethniques" qui peuvent exister aux Etats-Unis. Il ne les présente pas comme insurmontables, naturels mais bien comme le fruit de frustrations et de choix politiques. Ce genre de propos peuvent nous rappeler les théories de Michel Wieviorka sur la violence politique, preuve s'il en est qu'à l'heure de la mondialisation ces opinions peuvent supporter aisément une délocalisation dans la vieille Europe qui malgré ses spécificités culturelles peut retrouver (hélas) quelques points communs entre ces lignes.
Elbe
Source de l'image: Blogdunx
Retrouvez l'intégralité du discours ici
[...]Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.
C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites.
Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.
Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.
L’expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.
Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.
Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.
Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.
Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.
Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.
Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.
Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.
Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.
Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps.
Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.
C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.
Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés.
Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n'arrive pas à se comprendre.
Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.
Barack Obama, 18 mars 2008, Philadelphie
11:56 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discours, philadelphie, obama, 18 mars, racisme, noir, blanc
04.06.2008
5 raisons pour...

Nouvelle feuille de pompe?
... devenir propriétaire d'une station service
Raison 1 :
- Parce que même si vos clients sont dépités, vous détestent, ils seront obligés de revenir s'ils veulent pouvoir aller travailler.
Raison 2 :
- Parce que c'est la seule solution pour être tenu au courant, en temps réel, des fluctuations du prix de l'essence
Raison 3 :
- Parce que vous risquez de voir votre cercle d'amis s'agrandir, certes avec l'espoir que vous cédiez un peu d'or noir
Raison 4 :
- Parce que c'est l'unique commerce où vous n'aurez pas à chercher un sujet de conversation avec vos clients: le coût de l'essence.
Raison 5 :
- Parce que contrairement à la Nouvelle Star il y a de fortes chances pour que vous passiez tous les jours à la télévision
Elbe
Source de l'image : voyageforum.com
13:30 Publié dans 5 raisons pour... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, essence, station, service, cher, bénéfices, propriétaires
02.06.2008
Envie de buzzer...

Pour fêter le premier anniversaire des yeux interdits, évadons nous sur la toile pour découvrir un phénomène propre à ce nouveau média: le buzz.
Qu'est ce qu'un buzz?
Tout part d'une vidéo, généralement hébergée sur un site de partage de vidéos, parfois pertinente et drôle ou pour une grande partie plate, sans intérêt et ridicule. Cet élément sera pour ainsi dire la matière première d'une industrie des dérivés qui eux seront ironiques, ciniques mais surtout originaux. Un dérivé entrainant un autre dérivé, nous entrons alors dans une logique d'entrainement qui aboutit à un bouche à oreille, du clavier à souris pour l'occasion, qui offre au final une audience conséquente à l'ensemble de ces vidéos. C'est un téléphone arabe web 2.0 pour ainsi dire. Ce qui interessera les yeux interdits sera la capacité de la communauté internaute de faire d'un fait que nous qualifierons de pathétique un véritable phénomène frappé de créativité et humour.
L'exemple en image: Le buzz de la zermi du 92
Prenez un gamin, seul, dans sa chambre face à une web cam et un ordi. Imaginez-le fan de rap et convaincu de ses talents de mélomane. Agitez le tout et succombez à la prose de "petit corps souffrant" ou bien de "zermi du 92" [ Amis anciens ce pseudonyme signifie: La misére qui se situe dans le département français des Hauts - de Seine et appartenant à la région francilienne ] Vous obtiendrez alors cette mixture indigeste:
Vous conviendrez sans malaise que nous sommes face à une lente agonie prépubère d'un mouvement culturel pourtant riche en talent. Consternés par cette offense rapologique, les yeux invoquèrent les esprits malicieux pour qu'ils interviennent et interrompent l'hémoragie.
Rapidement le jeune Zermi vit le monde Internet se pencher sur son cas et sans plus attendre visons ensemble la bande annonce de l'arrivée salvatrice de ce jeune homme dans un monde qui crie douleur.
La machine est lancée rien ne peut arrêter l'ascension du jeune prodige. Hélas pour ce nouvel ange du hip hop, le succès attisent les jalousies et les menaces ou repressailles par ondes virtuelles furent nombreuses et frappées du sceau de l'insolence. Ce fut tout d'abord les corses, mécontent de cette tirade de notre Zermi, qui allumèrent la mèche.
Puis deux mélancoliques du 93 prirent plumes et guitarre pour y aller de leurs contines. Cheveux gras et anonymat ont la parole
Zermi se doutait-il que la soupe pouvait devenir citrouille? Permettons nous de douter. Pire, savait il que la citrouille deviendrait carosse au rythmes des dérivés du net? Pourtant, c'est bel et bien ce que l'art du buzz fit de son éructement. Comme tout succès, les plus grands Dj de la planète se sont interessés au parolier Zermi pour remettre en musique la complainte du soliste.
Restons dans le domaine du hip hop pour savourer The mega House Remix de notre rappeur. Attention, nous avons à faire au tube de l'été, garanti [ Cindy Sanders risque de demeurer plus chenille que papillon...]
Le buzz continuant, nous approchons du paroxisme de la mutation du toqué en or. En parlant de toqué, voyez la reprise de ce jeune cuisinier accompagné de son petit personnel. Nous sommes au pas du succès, un clip rudement bien mené et surtout des paroles qui prennent toutes leurs valeurs.
Enfin, chers yeux du net cette leçon de buzz s'achèvera sur la pépite du moment. Zermi devient alors la muse du romantisme pop par excellence, âmes fragiles et sensibles sortez les mouchoirs...déchirant.
Elbe
PS: Façon assez originale de fêter un anniversaire, la volonté était de montrer la richesse d'Internet, souvent stigmatisé pour être une fenêtre sur l'imbécilité (pas toujours à tort d'ailleurs), quand il s'agit de dépasser la bêtise humaine pour en tirer toute sa valeur. Au passage je remercie l'ensemble des yeux qui clignent régulièrement sur ce blog...
Source de l'image: generatix.com
12:18 Publié dans Notre époque | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : buzz; zermi, 92, hip hop, drôle, sanders cindy










