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03.04.2008

Pensées d'autres yeux

L'ancêtre du bling-bling


Disco

       Comment peut-on encore être jeune ? N’avoir pas vécu Mai 68. Ne connaître Claude François qu’en remix. Et découvrir le disco sous les traits de Franck Dubosc, alias Didier Travolta… Pauvres jeunes. Avec ce film, c’est la jeunesse de leurs parents qui va leur tomber sur la tête : les boules à facettes, la grosse caisse binaire de Cerrone, les pattes d’éléphant, les hurlements androgynes des Bee Gees. Tout un passé d’insouciance, en piste de l’élection de Giscard à l’éruption du sida. De la première crise pétrolière, un accident, à la deuxième, le choc. « Disco », c’est la promesse des réformes avant la réalité de la rigueur, les paillettes avant la grisaille. « Disco », et la folie alentour, c’est le pied-de-nez des vieux parents à leurs enfants. Une moquerie obscène qui leur dit : regardez comme nous étions heureux, et comme vous ne l’êtes plus. Au fond, il faudrait naître vieux.

Francis Brochet

 éditorial paru le mercredi 2 avril 2008 dans les colonnes du quotidien Le progrès

(source de l'image: imageshack.us)

Commentaires

Pouaaah, quel pessimiste!!

Il oublie que nous on a eu les boys-bands et que maintenant on a la tecktonique, les slim, Christophe Willem pour la voix androgyne, l'élection de Sarkozy, la crise économique, la crise financière (nous aussi on peut provoquer des électrochocs aussi forts que la crise pétrolière!), les lumières et spots en boite de nuit, la rigueur de Fillon...

Alors pauvre et malheureux nous? Je ne crois pas...

Ecrit par : Mlleeli | 05.04.2008

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