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26.01.2008
Et pourtant elle tourne...

Le sens inverse pour sens unique
Tout verse par essence dans le cynique
Vertige d’un aller-retour sans équilibre
Vestiges aléatoire d’un monde qui s’enivre
Livré aux délicates mains du hasard
Le globe impuissant ne jugule plus aucun bazar
Les contraires s’attirent et s’ajournent
Et pourtant elle tourne, et pourtant elle tourne
Photographie d’une ère pacifique
Figure d’une ahimsa mélancolique
L’écureuil a croqué la colombe
L’ombre d’un répit résigné aux catacombes
Comble d’un air de paix au goût de poudre
Les ailes atrophiées observe un rêve se découdre
Les armistices se signent et s’ajournent
Et pourtant elle tourne, et pourtant elle tourne
Mélodie d’une terre étouffée
Sombres notes aux portées essoufflées
Les entrepreneurs entonnent leurs refrains
Pendant que les artistes échelonnent leurs emprunts
Depuis que les mesures sont rentabilisées
La clef de sol s'est subitement volatilisée
Les chants du vague à l’âme s’échappent et s’ajournent
Et pourtant elle tourne, et pourtant elle tourne
Feuillets timidement raturés
Les plumes continuent à s’aventurer
Les yeux fuient les courbes encrées
Préférant les courbes plus élancées
Les maux brillent en image
Magie d’un silence qui hante des pages
Alchimie d’alphabet qui se couche et s’ajourne
Et pourtant elle tourne , et pourtant elle tourne
Romantisme d’un billet nocturne
Glissé par la passion de l’amant
Mensonge d’une époque taciturne
L’amour se paraphe même pour un temps
Les plaintes de Cyrano de Bergerac
Furent évincées par les bergers du CAC
Le cœur compte ses profits et s’ajourne
Et pourtant elle tourne, et pourtant elle tourne
Al ednor ud ednom edoré’s
Noisoré nu’d spmet tnavitluc ses sedopitna
Emsigollys ed secnaivéd ellenretipmes
Emsigolli emmoc etaciléd ellenruotir
Euqahc erè etrop ses secirtacic
Al emulp esserac sel secidneppa
Sel sirc tnetnom te tnenruoja’s
Te tnatroup elle enruot, te tnatroup elle enruot
La ronde du monde s’érode
Érosion d’un temps cultivant ses antipodes
Syllogisme de déviances sempiternelles
Illogisme comme délicate ritournelle
Chaque ère porte ses cicatrices
La plume caresse les appendices
Les cris montent et s’ajournent
Et pourtant elle tourne, et pourtant elle tourne
Elbe
Même si le monde a parfois l’air de marcher à l’envers, l’avenir reste le nôtre. À nous d’en construire le sens.
Si vous voulez vous mettre les idées à l'endroit il vous suffit de surligner l'espace après la dernière [cata]strophe. Comme quoi c'est simple le sens... il suffit de le trouver.
16:10 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : galilée, tourne, et, pourtant, elle, époque, verlan
21.01.2008
Service+Pub : le hic

Une époque en chasse une autre laissant ses souvenirs sur une bribe de son temps. La bribe de l’Homme préhistorique était une caverne et un silex, celle du moyen âge courrait les parchemins, les hiéroglyphes étant celle de l’Égypte antique avant que les lumières laissent l’encyclopédie comme bribe du savoir de leur temps. Chaque époque à sa mémoire et son support. Q’en est il de nous ? Nos souvenirs bégayent sur une pellicule, mesurent entre trente secondes et une minute trente, sont ponctués par une bande sonore plus ou moins réussie et s’achèvent sur un slogan pompeux ou efficace. Nos hiéroglyphes sont donc nos publicités. L’époque coloniale possède son Banania, la mère Denis a fait vibrer les ménagères et le Yop a fait sourire les cours d’écoles. Traces du temps et de la pensée d’un monde, la pub a traversé les mutations de l’âge moderne s’adaptant comme tout bon communicant à l’air du temps.
De l’air, voilà ce que le président de la république française a promis le 8 janvier 2007 au service public audiovisuel. Fini le temps de la pause café pendant qu’on nous vend Grand mère, les chaînes publiques seront théoriquement débarrassées de la publicité qui au-delà du devoir de mémoire sont aussi les empereurs de l’audimat. Plus des messages à caractère publicitaire, une rengaine de gauche en passe d’être cannibalisée par la droite… une de plus me direz-vous.
Cette suppression est réclamée depuis des années pour enrayer la course à la ménagère de moins de cinquante ans, afin de permettre la prise de risque et la réintroduction de la culture sur les télévisions bénéficiant de la redevance. 2008 est donc l’année de concrétisation de ce qui était jusqu’alors qu’utopisme. Pourtant la lutte entre Idéal et réel semble déjà s’accaparer du débat.
Dressons un bref récapitulatif de ce que représente la case pub dans le jeu de France télévision. Mis bout à bout nous dégustons trois heures de publicités journalières et permettons ainsi l’apport de quelques deniers à la maison de Monsieur De Carolis au point que l’Etat doit envisager un système pour récupérer les quelques 1.2 Milliards d’€uros que perdrait France télé en cas d’ amputation.
Idéal ou réalité, dur de trancher. Il est vrai que Baudelaire est moins séduisant que les tribulations du FBI, Mots Croisés moins palpitant qu’un show présenté par Daniela et donc moins accrocheur pour un annonceur qui rêve d’un temps de cerveau disponible. L’idéal serait d’emmener la Culture et la pensée dans les maisons hexagonales au risque d’aller contre courant avec la garantie de ne pas subir une baisse des recettes parce que la consommation n’est pas en accord avec le culte des lettres. L’audimat, ange et démon du monde hertzien, fait la pluie et le beau temps de façon beaucoup plus flagrante qu’Évelyne Déliat. Pour cela, si la publicité reçoit le baiser de la mort de la République, il se pourrait bien que les auteurs du passé et les penseurs de demain reçoivent l’accolade des nouveaux venus dans ce monde qui les a boudé. Nous sommes enlacés dans l’idéal et si le confort y est la réalité a laissé la porte entrouverte et les courants d’air nous rappellent par un frisson que tout n’est pas si facile.
Plus de publicité mais une multitude de risques pousse dans le champ hertzien. De la culture en prime time face aux lamentations des châtelains ou au martinet de la super nourrice, évidemment, mais comment éviter ARTEification qui satisfait les fins passionnés du savoir mais excluent ceux qui n’en sont pas les plus adeptes. Service public, deux mots liés pour une mission qui est celle d’enrichir spirituellement une population de façon la plus large possible. Or, serait-ce une mission de service public que de satisfaire les érudits et de fermer la chaînes aux manants du savoir en soif d’apprendre qui cherchent ne serait ce qu’une petite place au comptoir pour siroter un cocktail de savoir. L’idéal voudrait que la télévision soit un recueil de thèse aux sensibilités saisissables par l’ensemble de l’auditoire, la réalité a tendance a relativisé le capital culturel qui n’est pas aussi homogène que dans les esprits vertueux. Les savoirs sont divers et le service public a pour mission d’en partager le maximum avec pour ambition de donner l’envie de la connaissance sans pour autant faire passer cette culture comme étant un douloureux parcours du combattant. Un service public de l’élite est antinomique et il n’est point utopique que de voir la culture comme séduisante.
Autre problème et non des moindres celui du financement de l’audiovisuel public. Financer trois heures de programmes supplémentaires tout en palliant la disparition de la publicité est un casse tête économique très délicat dans le cadre du pouvoir d’achat qui, pour sa part, aurait bien besoin d’une petite campagne de pub. Quelques pistes évoquées ces derniers jours mèneraient à une taxation des publicités émises sur les chaînes privées ainsi que sur tous les appareils de communication(ordinateur, portables etc.). Des propositions qui se font entendre comme un coup de massue dans les oreilles du téléspectateur et consommateur pour qui la suppression de la publicité serait dans un premier temps un bénéfice mais qui pourrait plus tard lui offrir un certain déficit. Sur ce plan financier l’Union Européenne n’a pas dit son dernier et semblerait peu goûter à la taxation du privé pour des fins du service public.
Idéal ou réalité et si la réponse se situait au milieu. Plus de publicité sur le service public a un coût que les Français ne sont peut être pas enclin à payer car déjà assez préoccuper à se serrer la ceinture pour consommer ce que ces mêmes pub leur vendent. Plus d’écran publiciatire c’est aussi faire dépendre le service public d’une seule ressource financière celle de l’Etat, ce qui pourrait entraîner à long terme une certaine dépendance vis à vis des pouvoirs en place qui seraient les seuls juges en matière des moyens à attribuer aux chaînes radio et télévisions du service public. La publicité est dans notre époque, dans nos rues, nos revues ou encore lors de nos surf virtuels pourquoi serait-elle bannie du service public si elle est tolérée ailleurs… laisserait-on quelque chose de dangereux hors du service public ? C’est ainsi que nous pouvons imaginer nous diriger vers une solution hybride, à la manière de canal+, où les écrans publicitaires n’auraient droit de cité qu’entre onze heure et dix huit heure afin de permettre l’obtention de quelques deniers et de dégager les primes et les programmes jeunesses des exigences de l’audimat. Entre l’idéal de la suppression et la réalité du marché pourquoi ne pas espérer le mariage des déçus pour en faire une sorte de noce de la réconciliation ?
Idéal ou réalité à en croire Le Canard enchaîné du 18 janvier il s’agirait plutôt de réalité. Une réalité susurrée par Alain Minc, membre du CA du quotidien Le Monde et conseiller officieux de Monsieur Bolloré patron de divers médias comme direct 8, qui a proposé cette suppression tant espérée par les chaînes privées envisageant déjà des retombées économiques agréables. Prenons l’exemple de l’entreprise Bouygues qui depuis quelques temps connaît des difficultés financières notamment avec sa filière télévisuelle, TF1, qui rencontre une baisse d’audience entraînée par l’arrivée de la Télé Numérique Terrestre. La suppression des écrans publicitaires sur France télévision permettrait aux télés privés de récupérer les investisseurs déchus du service public et pourquoi pas d’obtenir une seconde coupure pub pendant les films. Enfin, selon certains spécialistes cette décision serait bénéfique pour l’industrie de la presse qui a son tour verrait ses recettes publicitaires grandir sensiblement. En fin de compte, cette réforme du service public est une fabuleuse manière d’étouffer un idéal de gauche, de rétablir les finances d’un industriel à la dérive disposant d’un grand nombre de cerveaux disponibles, de relancer une presse en difficulté économique , en somme nous avons à faire à un stratagème habile qui pourrait toutefois amener à la privatisation d’une chaîne du service public. Toutefois cette dernière hypothèse n’est pas du goût des chaînes privé qui craignent l’apparition d’un concurrent supplémentaire sur le marché publicitaire. La privatisation étant dans l’Idéal de droite nous nous retrouverions très vite dans une autre tension entre réalité et idéal.
Finalement nous pouvons dire que les motivations de cette réforme, peu concertée, s’inscrit bel et bien dans une réalité mais pas forcément celle d’une mission de service public. Juste une question en guise de conclusion, est ce le courage des dirigeants ou la publicité qui fait la qualité des programmes ?
Affaire à suivre…
Elbe
22:45 Publié dans télévision | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pub, télé, france, 2, 3, carolis, sarkozy
08.01.2008
Vers un remake à l’américaine?

Il y a outre atlantique comme un air de Gaulle. Un air que nous avons humé pendant deux années d’agitations électorales, de meeting et de polémiques. Oui, c’est au tour de l’oncle Sam de se frotter au jeu démocratique et d’élire son nouveau chef de l’exécutif. Au-delà de ce calendrier électoral, la conjoncture dans laquelle les États-Unis se trouvent rappelle furieusement notre petit hexagone quelques mois avant la France d’après.
Nous aussi, il y a à présent un peu plus de 6 mois nous avons assisté à un changement de taille : celui de la fin de la Chiraquie. Après une trentaine d’années d’activité politique et deux mandats présidentiels, Jacques Chirac à l’âge de 75 ans a décidé de laisser sa place à une nouvelle génération, de force ou de grès libre à chacun d’interpréter cette décision. Prenons à présent notre envol direction le nouveau continent pour observer le contexte dans lequel a lieu cette élection. Contrairement à la constitution française, les États-Unis imposent une limitation de deux mandats au président de la république, fait qui pousse Georges W Bush vers la porte de sortie et donc entraîne inévitablement la mise en exergue de nouveaux prétendants à la maison blanche. Une nouvelle donne, de nouveaux visages et un changement de génération plus ou moins imposé, voilà le premier point commun entre la France de 2007 et la première puissance mondiale de 2008.
Cependant, qui dit « nouvelle génération » ne dit pas forcément une prise de distance inévitable avec les prédécesseurs. Pourtant, 2008 risque d’être le théâtre de la mise à mal de la politique de l’administration Bush par les démocrates, chose attendue dans un jeu démocratique d’autant plus dans le cadre d’un bipartisme, mais également par les républicains eux même. En effet, si ces derniers restent nombreux en terre américaine, de moins en moins d’électeurs revendiquent leur affection pour le président sortant. Un désaveu évidemment provoqué par l’enlisement et les pertes qui touchent les troupes américaines en Irak. Un échec qui vient accompagner la défaillance du jeu diplomatique américain qui se trouve, en cette fin de décennie, face à ses limites comme l’assassinat de Benhazir Bhutto est venu en témoigner encore récemment. Certes, sur les thèmes intérieurs, il est peu probable que la droite conservatrice américaine fustige ouvertement la politique de l’administration en place mais la volonté de se démarquer de l’image peu flatteuse de Bush fils sera sans doute un levier de la campagne à venir. Nous retrouvons donc ce mot, cette posture stratégique qui a symbolisé le programme du candidat français devenu président : la sacro-sainte rupture.
La troisième ressemblance franco-étasunienne présente dans ce scrutin est la composition des prétendants démocrates et le déroulement du processus de sélection de ceux-ci. Dans la composition, la ressemblance qui nous saute aux yeux est la présence d’Hillary Clinton, une femme mariée à un homme politique, avec qui elle a connu des problèmes de mœurs et qui après un mandat fédéral s’attaque à la prise de la maison blanche. Il faut avouer que les similitudes avec Ségolène Royal sont assez troublantes et apporte de l’eau à notre moulin. Le second postulant est à priori plus éloigné de la proposition que l’opposition française a pu faire durant le scrutin de 2007. En effet, Barak Obama d’origine étrangère et jeune homme politique ne trouve pas, sur ces caractéristiques de comparaison, un pendant français. Pourtant, en nous intéressant aux débats et aux critiques qui ont traversés les primaires, bientôt reléguées au rayon de l’histoire politique, nous pouvons retrouver les registres de l’incompétence politique et du manque d’expérience qui avaient également été avancés durant les primaires socialistes au sujet de Ségolène Royal. Si en France Ségolène Royal s’est très vite imposée comme candidate du parti socialiste, la concurrence au sein des démocrates américains ne doit pas cacher les similitudes en terme de parcours ou bien de traitement médiatique entre les protagonistes étasuniens et la leader socialiste.
Un Georges Bush critiqué et partant, un parti républicain sortant mais adoptant une posture d’un nouveau projet de société, une candidate expérimentée qui brigue la plus haute fonction et un homme politique quadragénaire critiqué sur le thème de l’incompétence, font du voyage électoral en terre américaine un troublant retour sur une année politique hexagonale fortement chargée. Comme si en ce début d’année nous étions restés dans les rétrospectives qui jalonnent le mois de décembre, rétrospective qui cette fois se ferait avec un accent du Texas, de la Californie ou du New Jersey. 2007 a longtemps été présentée comme « l’élection imperdable » pour le parti socialiste français notamment en raison du contexte de renouvellement politique. Souvenons nous que fin 2006 , début 2007 Ségolène Royal était présentée par les médias comme la grande prétendante à l’Élysée avant que les arguments d’incompétence, avancés en premier lieu par les socialistes eux-même, viennent sceller le destin présidentiel de la dame du Poitou pour au moins cinq années.
A l’heure qu’il est, il est très difficile de définir les probables candidats à la fonction suprême si Barack Obama semble se détacher dans le camps démocrate Madame Clinton demeure dans la posture qu'était celle de son mari avant la première élection celle d'outsider, tout aussi difficile est de donner le nom du gagnant de la lutte républicaine entre John Mc Cain, Huckabee, Mitt Romney ou encore Giuliani. Si nos télévisions françaises, peu objectives quand il s’agit de parler d’élections outre-atlantique, présentent déjà la nouvelle coqueluche démocrate comme le futur interlocuteur de la planète monde, il est bon de se souvenir de ce passé récent et sans même transposer le modèle français sur l’élection américaine, il nous suffira simplement de nous remémorer cette vérité commune à toutes les démocraties : une campagne électorale demeure longue et imprévisible…
Elbe
19:45 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : obama, mc cain, super, tuesday, usa, royal, remake
01.01.2008
Des bruits de rêves

Retranché dans le confort de ses draps
Drapé dans le fort de ses rêves
Sereine escapade loin d’ici-bas
Morphée le fait roi même sans fève
Quinze ans à peine et déjà la nuit comme refuge
D’un bambin que la vie blesse et insurge
Surgissement d’espoir dans une triste histoire
Toile d’envies enfantines sans trace de gloire
Abritée par des bribes de rêves
Maman ne pleure plus papa qui est parti
L’arbre généalogique retrouve de sa sève
Utopisme, unique et salvatrice philosophie
Les heures caressent la pendule nocturne
Souffle lent, éloigné des ardeurs diurnes
Doux espoir qu’un monde se fige
Avant d’entendre le poids de la réalité qui s’érige
Bruits de rêves dans un inaudible brouhaha
Sage et sans limite demeure l’évasion
Chaque soir l’enfant, lui, s’en va
Pendant que l’adulte fuit et feint l’attention
Autre monde, autre vision, autre univers
Cette fois le rêve n’a pas survécu à l’hiver
Versatiles sont devenus les souvenirs d’enfance
Les lits sont effacés par les rivières de souffrances
Défaillances du sourire des passants
Dépassé est le mythe des chimères d’enfants
Fantaisies de l’existence en permanence
Devenu manant sans même une nuance
Couverture faite de carton mouillé
Hiéroglyphes scarifiés sur l’avant bras
Brasero comme seule chaleur éveillée
Veillées à l’abri des rêves de Pacha
L’alcool comme compresse
Pressé d’oublier la détresse
Tristesse tressée par les années
Nébuleuse d’une contemporaine destinée
Nez à nez avec les promesses du passé
Saisie d’un opinel de fortune
Regard d’un sans-abri esquivant la lune
Entre côtes et cœur s’esquisse la fin d’un rêve brisé
Permanent bruits de rêves
Devenant souvent débris de rêve
Attaché au coin de l’imaginaire
Chimères ou réalité, l’âme ère
Amer constat d’un réveil soudain
Les cernes prouvent l’évasion sans fin
Les scènes s’ouvrent sur un monde sans demain
Domaine des rêves loin des délicats quotidiens
Chacune de nos âmes est faite de rêves
Chacun de nos drames en fait la trêve
Quand les chants de la nuit se taisent
Le champ de l’envie, lui, s’apaise.
Elbe
Gardez vos rêves…
18:10 Publié dans bribe de vers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêves, débris, bruits, 2008, espoirs, sdf, garder













